L’ONU a condamné Israël 17 fois en 2020, contre 6 fois pour le reste du monde
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L’ONU a condamné Israël 17 fois en 2020, contre 6 fois pour le reste du monde

L'Assemblée générale a adopté cette semaine deux résolutions visant à censurer l'État juif ; l'observatoire UN Watch dénonce un "torrent surréaliste de résolutions unilatérales"

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, (à gauche), s'entretient avec Volkan Bozkir, président de la 75e session de l'Assemblée générale des Nations unies, avant la tenue de la 75e session de l'Assemblée générale, le 22 septembre 2020, au siège des Nations unies à New York. (Rick Bajornas/ONU via AP)
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, (à gauche), s'entretient avec Volkan Bozkir, président de la 75e session de l'Assemblée générale des Nations unies, avant la tenue de la 75e session de l'Assemblée générale, le 22 septembre 2020, au siège des Nations unies à New York. (Rick Bajornas/ONU via AP)

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté lundi deux résolutions critiquant Israël, ce qui porte à 17 le nombre total de résolutions contre l’État juif en 2020, contre six pour n’importe quel autre pays, selon un décompte établi par UN Watch, un organisme de surveillance pro-israélien.

Israël et les militants ont longtemps reproché à l’ONU d’adopter systématiquement décision après décision contre Israël, disant qu’elle exploite une majorité automatique écrasante qui vote pour censurer Jérusalem, quel que soit le sujet.

Les résolutions de l’Assemblée générale ne sont pas contraignantes, mais sont considérées comme ayant une signification symbolique.

Les deux motions ont été ratifiées cette semaine après l’adoption de leurs projets le mois dernier par la commission économique et financière de l’Assemblée générale, a déclaré UN Watch lundi.

L’une d’entre elles, intitulée « Marée noire sur les côtes libanaises », condamne Israël pour un prétendu incident survenu en 2006 lors de la seconde guerre du Liban, où le groupe terroriste Hezbollah était présent. Il a été adopté avec 162 pays qui le soutiennent, sept qui s’y opposent et six qui s’abstiennent.

La seconde a critiqué l’État juif pour avoir prétendument exploité les ressources naturelles des Palestiniens en Cisjordanie et des Syriens sur le plateau du Golan, et a été adoptée à 153 voix contre 6, avec 17 abstentions.

Ces votes s’ajoutent aux 15 autres votes de cette année qui ont ciblé Israël à des fins de censure, alors que six seulement ont ciblé tous les autres pays réunis : L’un d’entre eux condamnait les régimes de la Corée du Nord, de l’Iran, de la Syrie et du Myanmar, et deux concernaient la Crimée, qui a été annexée en 2014 par la Russie.

Hillel Neuer of UN Watch (photo credit: Michal Fattal/Flash 90)
Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch. (Crédit : Michal Fattal/Flash 90)

« L’attaque des Nations unies contre Israël avec un torrent de résolutions unilatérales est surréaliste », a déclaré Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch, basé à Genève. « Il est absurde qu’en 2020, sur un total de 23 résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies qui critiquent des pays, 17 d’entre elles – plus de 70 % – étaient centrées sur un seul pays : Israël. Ne vous y trompez pas : le but de ces condamnations disproportionnées vise à diaboliser l’État juif ».

« Lorsque l’Assemblée générale cède à la politisation et à la sélectivité en discriminant Israël, elle viole la garantie de la Charte des Nations unies d’un traitement égal à toutes les nations, grandes et petites », a ajouté M. Neuer.

« Nous constatons que le Royaume-Uni et des États de l’UE comme la France, l’Allemagne et l’Espagne ont voté oui à plus des deux tiers des résolutions de l’AGNU qui désignent Israël en 2020 », a-t-il accusé. « Pourtant, ces mêmes nations n’ont pas présenté une seule résolution à l’AGNU cette année sur la situation des droits de l’homme en Chine, au Venezuela, en Arabie Saoudite, en Biélorussie, à Cuba, en Turquie, au Pakistan, au Vietnam, en Algérie ou sur 175 autres pays ».

Il a noté qu’il y avait eu des « progrès modestes mais notables » cette année, certains États de l’UE s’opposant ou s’abstenant lors des votes pour le renouvellement des mandats des organes des Nations unies consacrés aux droits des Palestiniens.

« La farce d’aujourd’hui à l’Assemblée générale souligne un fait simple : la majorité automatique de l’ONU ne cherche pas à aider véritablement les Palestiniens, ni à protéger les droits de l’homme de qui que ce soit ; le but de ces condamnations rituelles et unilatérales est de faire d’Israël le bouc émissaire », a conclu M. Neuer.

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