Louis Vuitton retire un keffieh de la vente après une polémique
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Louis Vuitton retire un keffieh de la vente après une polémique

La prestigieuse marque a été accusée d'appropriation culturelle, certains s'indignant, de surcroît, de ce que le foulard soit aux couleurs israéliennes

L'étole "keffieh monogramme" Louis Vuitton. (Crédit : LouisVuitton.com)
L'étole "keffieh monogramme" Louis Vuitton. (Crédit : LouisVuitton.com)

La célèbre maison française de luxe Louis Vuitton a retiré un foulard présenté à la vente sur son site internet après avoir été accusée d’appropriation culturelle. Le foulard se prévalait du keffieh, souvent utilisé comme symbole du nationalisme palestinien.

Des internautes se sont indignés, de surcroît, du bleu et du blanc – les couleurs israéliennes – choisis pour cette « étole keffieh monogramme » proposée aux acheteurs.

Selon le journal The Independent, le foulard était décrit sur le site de Louis Vuitton comme ayant été « inspiré par le keffieh classique et enrichi par la signature de la Maison ».

« Une technique de tissage jacquard a été utilisée pour créer ce modèle monogramme complexe sur une base de coton mélangé, de laine et de velours. Doux et léger à porter, avec ses franges, cet accessoire intemporel donne une allure décontractée », précisait le site internet.

C’est le blogueur spécialisé dans la mode Diet Prada qui a, le premier, remarqué le produit, entraînant l’indignation avec un post sur Instagram qui disait : « Ainsi, le positionnement politique de LVMH est ‘neutre’ mais [l’entreprise] présente tout de même un keffieh arborant un logo à 705 dollars – le keffieh qui est le foulard traditionnel arabe devenu un symbole du nationalisme palestinien ».

Cette référence à une supposée « neutralité » de la maison de haute-couture émane apparemment de rumeurs qui avaient laissé entendre que Louis Vuitton avait envisagé d’écarter la top-model Bella Hadid, dont le père est Palestinien, après la publication par la jeune femme sur Instagram d’une série d’illustrations montrant deux femmes parler du conflit israélo-palestinien.

Sur les dessins, l’une des femmes interroge : « Les Israéliens et les Palestiniens ne se battent donc pas seulement sur des questions de religion ? »

L’autre lui répond alors : « Ils ne ‘se battent’ pas – Les Israéliens sont les oppresseurs, les Palestiniens les opprimés et la situation ne concerne en rien la religion ».

Un jeune Palestinien distribue des bonbons pour fêter le cessez-le-feu après onze jours de combats entre le Hamas et Israël, au cours d’affrontements avec les soldats israéliens à l’entrée de Ramallah, en Cisjordanie, le 21 mai 2021. (Crédit :AP Photo/Nasser Nasser)

Ces images avaient été postées pendant le dernier conflit qui a opposé Israël et les groupes terroristes palestiniens à Gaza.

Israël avait fustigé la mannequin pour avoir relayé des slogans que le Hamas utilise et qui appellent à rayer Israël de la carte.

Le mois dernier, la région a connu ses éclats de violences les plus intenses depuis 2014. Le Hamas et le Jihad islamique palestinien ont tiré plus de 4 000 roquettes en direction d’Israël et l’armée israélienne a mené, en riposte, des frappes visant les infrastructures et les dépôts d’armement des groupes terroristes dans la bande de Gaza.

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