L’UNESCO continue d’ignorer les liens entre le peuple juif et le mont du Temple
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L’UNESCO continue d’ignorer les liens entre le peuple juif et le mont du Temple

L’instance onusienne désigne désormais le lieu sacré par les noms musulmans, et condamne Israël pour les « agressions » contre les populations civiles sur l’esplanade de Jérusalem

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

La bénédiction sacerdotale biannuelle au mur Occidental, le 22 septembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La bénédiction sacerdotale biannuelle au mur Occidental, le 22 septembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’UNESCO a adopté une résolution jeudi, ignorant tous les liens qui unissent le peuple juif au mont du Temple et au quartier du mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, s’attirant ainsi les foudres de tous les bords politiques confondus.

Lors d’un sommet à Paris, les 24 membres du Conseil exécutif de l’UNESCO ont voté pour cette résolution, 6 ont voté contre, et 26 se sont abstenus. Du point de vue des Israéliens, ce résultat est une amélioration significative, comparée au vote semblable qui s’est tenu en avril, soutenu par 33 pays, 6 se sont levés contre la résolution et 17 se sont abstenus de participer.

Cependant, la résolution de jeudi n’a pas pu obtenir une majorité de suffrages positifs. On peut d’ailleurs souligner que la France, l’Espagne, la Slovénie, l’Argentine et l’Inde ont changé leur vote du oui au non.

Ce changement notable dans les schémas de vote est très probablement le résultat d’un lobbying important de la part du gouvernement israélien, suite à la résolution d’avril. À cette époque, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait adressé un courrier furieux au président français François Hollande, qui a part la suite avoué que le soutien de la France était une erreur.

La Russie, la Chine, les co-auteurs de la résolution, à savoir l’Algérie, l’Égypte, le Liban, le Maroc, le Sultanat, le Qatar et le Soudan, ainsi que d’autres pays musulmans ont voté en faveur de cette résolution.

Jeudi, le président Reuven Rivlin a ouvert la voie aux dénonciations israéliennes, et a critiqué la résolution avant même que le vote n’ait eu lieu à Paris.

« Aucun forum ni aucun organe au monde ne pourra venir renier les liens entre le peuple juif, la Terre d’Israël et Jérusalem. Et tout pays qui le ferait se ferait honte à lui-même. », a-t-il déclaré lors d’un événement dans sa résidence de Jérusalem. « Nous pouvons entendre la critique, mais vous ne pouvez pas changer l’Histoire ».

Isaac Herzog, chef de l’opposition a dit que l’UNESCO donnait « mauvaise réputation à la diplomatie. »

« Celui qui souhaite réécrire l’histoire, transformer et inventer de toutes pièces le fantasme selon lequel le mur Occidental et le mont du Temple ne font pas partie de l’Histoire du Peuple juif, ment effrontément et ne contribue qu’à l’accroissement de la haine », a-t-il dit.

« À ce sujet, il n’y a aucune désaccord au sein du peuple d’Israël, et j’exhorte l’UNESCO à retirer cette étranger résolution et de s’investir dans la protection et non pas dans la déformation de l’histoire de l’humanité. »

Cette résolution controversée commence par établie « l’importance de la Vieille Ville de Jérusalem et ses murailles pour les trois religions monothéistes. » Mais la résolution poursuit en accusant Israël, à laquelle il est référé en termes de « puissance colonisatrice », d’une longue liste de méfaits.

Par exemple, le texte « déplore fermement l’agitation constante sur l’esplanade du mont du Temple autour de la mosquée d’Al-Aqsa. »

Le texte « déplore profondément les agressions constantes de la part des Israéliens contre les populations civiles, notamment des figures islamiques religieuses et des prêtres, déplore également les entrées forcées dans les différentes mosquées et bâtiments historiques », dans les sites musulmans par des Israéliens, notamment des employés de la ‘soi-disante Autorité israélienne des Antiquités (IAA).’ Il devient urgent qu’Israël « cesse ces agressions et ces abus qui attisent les tensions sur le terrain aussi bien que sur le plan religieux. »

Et c’est sans tenir compte du fait que le mont du Temple est le site le plus sacré dans la religion juive, que le texte mentionne l’esplanade uniquement par son nom musulman : « la mosquée d’Al-Aqsa/Al-Haram Al-Sharif. »

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