Une résolution votée par l’UNESCO décrit le mont du Temple comme un site musulman
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Une résolution votée par l’UNESCO décrit le mont du Temple comme un site musulman

Dans une lettre avant le débat, 39 législateurs américains exhortent l’organisation à rejeter la résolution « hostile envers Israël »

Le mont du Temple (Crédit : Nati Shohat/Flash 90)
Le mont du Temple (Crédit : Nati Shohat/Flash 90)

Jeudi, vingt-quatre pays ont voté en faveur, six contre et 26 se sont abstenus lors du vote, selon des informations parues dans les médias israéliens.

La déclaration de l’UNESCO, publiée après le vote, « condamne fermement les agressions israéliennes et l’escalade des mesures illégales contre le Waqf et son personnel, et contre la liberté de culte et l’accès des musulmans à leur site saint Al-Aqsa / Al-Haram Al-Sharif. »

Cependant, l’UNESCO reconnaît « l’importance de la Vieille Ville de Jérusalem et ses remparts pour les trois religions monothéistes. »

Un groupe de 39 législateurs américains avait appelé l’UNESCO à s’opposer à une résolution, votée jeudi par 24 pays, qui remet en cause les liens historiques juifs et chrétiens à la Vieille Ville de Jérusalem.

Initiée par le sénateur Ted Cruz (R-Texas) et la députée Ileana Ros-Lehtinen (R-Floride), la lettre, adressée au conseil exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et aux législateurs des deux chambres du Congrès, a critiqué ce qu’elle a appelé « l’hostilité obsessionnelle envers Israël » de l’ONU

Cette hostilité « sera exposée encore une fois cette semaine tandis que l’UNESCO pense [voter] une autre résolution manifestement biaisée qui distingue injustement notre proche allié, Israël avec de fausses accusations et des critiques et tente d’effacer la profonde connexion historique spécifique des Juifs et des Chrétiens à Jérusalem, la capitale éternelle d’Israël, » lit-on dans la lettre.

Le conseil exécutif de l’UNESCO se réunit à Paris du 4 à 18 octobre. Le point 25 sur l’ordre du jour du conseil, sous le titre « la Palestine occupée », « semble donner la priorité à l’héritage musulman sur la Vieille Ville, tout en diminuant les liens de l’une avec les autres religions », fait valoir la lettre.

La résolution avait été présentée à la réunion de juillet du conseil à Istanbul. Il avait été décidé de reporter le vote.

Le texte se réfère à la tombe des Patriarches de Hébron en tant que al-Haram al-Ibrahimi et à la tombe de Rachel près de Bethléem comme la Mosquée Bilal ibn Rabah, faisant référence aux lieux saints de Jérusalem et à ses environs uniquement par leur nom musulman.

Selon les législateurs, « le mont du Temple, le site le plus sacré dans le judaïsme, ainsi que le mur Occidental, où les Juifs de partout dans le monde viennent pour prier, sont décrits exclusivement comme des lieux saints musulmans et référés seulement par leurs noms musulmans. Lorsque le terme mur Occidental est utilisé, il est seulement utilisé avec des guillemets, ce qui implique que le titre est non officiel et non basé sur des faits historiques ».

Ros-Lehtinen a critiqué la « mauvaise intention » de la résolution.

Son but était « de refuser le rapport historique des connexions entre le peuple juif et leur ville la plus sainte et d’impliquer que Jérusalem est sans importance pour les Juifs et les Chrétiens, avec l’intention de jeter les bases des efforts supplémentaires des Nations unies pour délégitimer Israël et nuisent à son statut de capitale de l’Etat juif », écrit-elle.

Le document relatif à l’ordre du jour montre que la résolution débattue à Paris était une version édulcorée d’une proposition anti-israélienne virulente présentée à Istanbul.

La résolution a supprimé un appel à un retour de ce qu’elle a appelé « le statu quo historique » au mont du Temple de Jérusalem. Israël n’est plus décrit comme la « puissance occupante » et le mur Occidental n’est plus appelé Al-Buraq Plaza.

En juin, la délégation palestinienne à l’UNESCO a affirmé qu’Israël empêche l’accès libre aux musulmans à la mosquée Al-Aqsa, une affirmation qu’Israël a nié avec véhémence.

La mosquée Al-Aqsa de Jérusalem a été construite sur le site des deux temples juifs bibliques, le site le plus sacré du judaïsme. Les musulmans le considèrent comme le troisième site le plus saint de l’islam.

Alors que les Juifs sont autorisés à entrer sur le site, ils n’ont pas le droit de prier en vertu des dispositions instituées par Israël quand il a pris la zone à la Jordanie en 1967.

La dernière version du document souligne qu’en juillet, « le Directeur général a publié une déclaration sur la Vieille Ville de Jérusalem et ses remparts… rappelant notamment que… la Vieille Ville de Jérusalem est la ville sacrée des trois religions monothéistes – le judaïsme, le christianisme et l’islam, et que chacune de ses communautés a droit à la reconnaissance explicite de leur histoire et de la relation avec la ville ».

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