Un groupe de défense des droits religieux demande la disqualification d’un candidat du Shas
Selon l'organisation ITIM, Dror Amos, 6e sur la liste du parti, n’a pas démissionné de ses fonctions publiques dans les délais requis par la loi et continue d’occuper son poste
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Le groupe de défense des droits religieux ITIM a déposé une requête auprès de la Commission centrale électorale visant à déclarer inéligible Dror Amos, n°6 sur la liste du Shas, pour les élections du 27 octobre, au motif qu’il n’a pas démissionné de ses fonctions publiques de haut niveau dans les délais requis par la loi et qu’il continue d’occuper ce poste.
Amos, major de réserve de l’armée israélienne, préside actuellement le Conseil religieux de Haïfa – un poste qu’il occupe depuis son intégration sur la liste des candidats du Shas à la Knesset. L’ITIM fait valoir qu’en tant que fonctionnaire, il était tenu, aux termes de la loi israélienne, de démissionner au moins 100 jours avant le jour du scrutin.
L’organisation demande par ailleurs au ministère des Affaires religieuses de suspendre immédiatement Amos et de le mettre en congé sans solde. Elle souligne en outre qu’il est interdit aux fonctionnaires de participer à une campagne électorale, faisant valoir qu’Amos ne peut pas faire campagne pour le Shas tout en continuant à exercer les compétences liées à sa fonction publique.
« Il ne peut pas jouer sur les deux tableaux : gérer les affaires religieuses le matin pour le compte de l’État et aller chercher des voix pour le Shas le soir », affirme Yair Mevorach Shaag, avocat de l’ITIM.
Plus généralement, l’ITIM soutient que la candidature d’Amos témoigne d’un flou problématique entre les affaires religieuses de l’État et la politique partisane, avec un président de conseil religieux en exercice accédant directement à une place de premier plan sur la liste d’un parti politique.
« Les affaires religieuses dans l’État d’Israël appartiennent à l’ensemble de la population, et non à l’appareil d’un parti quelconque », estime le rabbin Shaul Farber, fondateur et président de l’ITIM. « Lorsqu’un organisme censé fournir des prestations officielles, sensibles et équitables à chaque citoyen devient un tremplin politique, la confiance de la population dans les institutions religieuses s’effondre. »
L’arrivée d’Amos a considérablement renforcé le parti ultra-orthodoxe séfarade, permettant au Shas de mettre en avant un réserviste sur sa liste de candidats, alors même que le parti est farouchement opposé à l’enrôlement des hommes haredim.
la Communauté du Times of Israël !








