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L’UNRWA dispose de « mécanismes » garantissant sa neutralité, mais des déficiences doivent être corrigées – ONU

Un groupe indépendant émettra des recommandations pour résoudre les problèmes d'ici le 20 avril

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Illustration : Des personnes devant le siège endommagé de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), dans la ville de Gaza, le 15 février 2024. (Crédit : AFP)
Illustration : Des personnes devant le siège endommagé de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), dans la ville de Gaza, le 15 février 2024. (Crédit : AFP)

Un rapport préliminaire d’un examen indépendant des Nations unies sur les allégations contre l’Office controversé de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a constaté que l’agence d’aide aux réfugiés palestiniens dispose de mécanismes en place pour garantir sa neutralité, mais que des déficiences doivent être corrigées.

Le groupe d’examen a présenté le rapport préliminaire contenant ces conclusions au secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, mardi.

Ensuite, le groupe élaborera son rapport final avec des recommandations sur la manière dont l’UNRWA devrait aborder les questions de neutralité à l’avenir et le présentera au public le 20 avril.

Le groupe d’examen a été créé à la suite d’allégations israéliennes, fin janvier, selon lesquelles 12 employés de l’UNRWA ont participé activement à l’attaque terroriste du Hamas, le 7 octobre, contre les communautés du sud, lorsque les terroristes ont assassiné quelque 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et pris 253 otages dans la bande de Gaza. Ces employés ont déjà été licenciés par l’agence.

Israël affirme que l’infiltration du Hamas dans l’agence est bien plus profonde et que quelque 1 500 employés (environ 10 %) ont des liens actifs avec des groupes terroristes.

Le rapport préliminaire du groupe a constaté « que l’UNRWA a mis en place un nombre important de mécanismes et de procédures pour assurer le respect du principe humanitaire de neutralité, et le groupe a également identifié des domaines critiques qui doivent encore être traités », selon une déclaration du porte-parole de Guterres mercredi, qui n’a pas précisé les domaines nécessitant des correctifs.

« Le groupe d’examen va maintenant élaborer des recommandations concrètes et réalistes sur la manière d’aborder ces domaines critiques afin de renforcer et d’améliorer l’UNRWA », ajoute le communiqué.

Le groupe de révision est dirigé par Catherine Colonna, ancienne ministre française des Affaires étrangères, et a travaillé avec trois instituts de recherche : l’institut Raoul Wallenberg de Suède, l’institut Chr. Michelsen de Norvège et l’institut des droits de l’homme du Danemark.

Dans le cadre de son enquête, Colonna a interrogé des membres du personnel de l’UNRWA ainsi que des responsables israéliens et palestiniens.

Israël milite depuis longtemps pour la fermeture de l’UNRWA, arguant que l’agence contribue à perpétuer le conflit avec les Palestiniens puisqu’il confère le statut de réfugié aux descendants des personnes initialement déplacées à l’époque de la guerre d’indépendance d’Israël, contrairement à d’autres groupes de réfugiés dans le monde.

Il a également été constaté que l’agence employait du personnel antisémite et utilisait des manuels scolaires jugés antisémites et incitatifs par Israël.

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