Mahmoud Abu Asabeh : Une proviseure convoquée après des propos controversés
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Mahmoud Abu Asabeh : Une proviseure convoquée après des propos controversés

Une principale de la région de Sdot Negev sera auditionnée au ministère après un message sur WhatsApp où elle s'est réjouie que l'homme tué à Ashkelon soit un Palestinien

Mahmoud Abu Asabeh, 48 ans, de la ville de Halhul, en Cisjordanie, au nord de Hébron, a été tué lundi 12 novembre 2018 lorsqu'une roquette lancée par des terroristes à Gaza a frappé une maison dans la ville côtière israélienne d'Ashkelon, dans le sud du pays. (Crédit : capture d'écran Twitter)
Mahmoud Abu Asabeh, 48 ans, de la ville de Halhul, en Cisjordanie, au nord de Hébron, a été tué lundi 12 novembre 2018 lorsqu'une roquette lancée par des terroristes à Gaza a frappé une maison dans la ville côtière israélienne d'Ashkelon, dans le sud du pays. (Crédit : capture d'écran Twitter)

Le ministère de l’Education a convoqué la principale d’une école de la zone frontalière de Gaza pour une audience. Elle avait exprimé son soulagement que seuls des Arabes aient été tués au cours d’une récente explosion de violence avec l’enclave côtière.

La proviseure avait publié un message sur un groupe WhatsApp pour les enseignants de l’école où elle disait que « Grâce à Dieu, il n’y a pas de morts de notre côté. Un vrai miracle. Le barrage d’hier aurait pu tuer bien davantage, Dieu nous en préserve », a fait savoir lundi la chaîne de télévision Hadashot. La femme n’a pas été identifiée dans le reportage.

Mahmoud Abu Asabeh, 48 ans, originaire de Halhoul, une ville située à proximité de Hébron, a été la seule victime mortellement touchée du côté israélien la semaine dernière, alors que des centaines de roquettes étaient lancées vers les communautés situées à proximité de la frontière avec Gaza.

Abu Asabeh a été retrouvé mort sous les décombres après qu’une roquette tirée par des terroristes palestiniens a touché un immeuble d’habitation dans la ville d’Ashkelon, dans le sud d’Israël, le 12 novembre. Une autre femme, dans le même appartement, a été grièvement blessée et encore une autre a été prise en charge à l’hôpital dans un état critique.

A LIRE : À Hébron, le chagrin après la mort d’un Palestinien tué par une roquette de Gaza

Le message avait été rapporté à l’origine par Hadashot, la semaine dernière. Lundi, le ministère a fait savoir dans un communiqué le « le ministère de l’Education regrette les propos tenus par cette principale et souligne que ce type de déclaration n’a pas sa place dans une société civilisée et certainement pas dans le système éducatif ».

Les parents de l’école Maagalim située dans la région de Sdot Negev ont également condamné le message de la proviseure et publié un communiqué s’en désolidarisant, disant qu’ils « rejettent ces propos malheureux. L’école de Maagalim défend l’égalité et n’accepte pas les propos racistes ».

Les membres de la famille de Mahmoud Abu Asabeh l’enterrent à Halhoul, le 14 novembre 2018. (Crédit : Adam Rasgon/ Times of Israel)

Après que les paroles de cette proviseure ont été rapportés par les médias, cette dernière a présenté ses « plus profondes excuses », disant qu’elle n’avait voulu offenser personne et qu’elle déplorait la mort des victimes du conflit indépendamment de leur origine ethnique, a fait savoir Hadashot.

Abu Asabeh a été le premier civil à être tué en Israël au cours de cette vive recrudescence de violences frontalières. Il laisse une femme, deux filles et trois fils, notamment un qui fait actuellement ses études en Russie aux frais de l’Autorité palestinienne (AP).

Après une opération israélienne qui a mal tourné à Gaza, faisant huit morts – un officier israélien et sept terroristes palestiniens – les groupes terroristes de l’enclave côtière ont lancé des centaines de roquettes et de projectiles vers Israël.

Au total, les terroristes de Gaza ont tiré plus de 460 roquettes et obus de mortier en 24 heures en direction de l’Etat juif, qui a riposté par des frappes aériennes. Ces violences se sont achevées par un cessez-le-feu – qui aurait été négocié par l’Egypte – entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas.

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