Maintien de la peine de prison d’un Israélien pour ses propos contre les Arabes
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Maintien de la peine de prison d’un Israélien pour ses propos contre les Arabes

Le juge a rejeté la demande d'Eliyahu Muallem de transformer sa peine en TIG en disant que "faire preuve de laxisme pour de tels délits n'aide pas à la dissuasion"

Image d'un homme devant un ordinateur avec le logo Facebook, le 26 février 2014 (Abed Rahim Khatib/Flash90)
Image d'un homme devant un ordinateur avec le logo Facebook, le 26 février 2014 (Abed Rahim Khatib/Flash90)

Un tribunal a maintenu la peine de prison d’un homme juif israélien condamné pour avoir incité à la haine contre les Arabes dans les réseaux sociaux.

Eliyahu Muallem, un résident de Modiin, a été condamné en novembre pour incitation à la violence et au racisme après une série de publications Facebook qu’il a écrites sur une période de six semaines en 2014. Il a écopé d’une peine de six mois de prison après avoir plaidé coupable.

Muallem a ensuite fait appel de la décision, avançant l’argument qu’il s’agissait d’une peine déraisonnable et il a demandé qu’elle soit transformée en travaux d’intérêt général.

Mardi, le tribunal de Ramle a rejeté l’appel, affirmant que la peine était plus légère que dans des affaires similaires.

« Le délit d’incitation à la haine est extrêmement grave et peut entraîner des actes graves de violence. Faire preuve de laxisme pour de tels délits n’aide pas à la dissuasion », a écrit le juge.

En plaidant coupable, Muallam avait reconnu avoir publié des messages sur sa page personnelle Facebook qui incluent des appels à attaquer ou à assassiner des Arabes israéliens et des Palestiniens, à vanter de tels actes violents, et à encourager la discrimination à leur encontre.

Muallem s’est aussi réjoui du meurtre de l’adolescent palestinien Muhammed Abu Khdeir, qui avait été enlevé, brutalement battu et brûlé à mort en 2014 par un groupe d’hommes juifs.

Dans ses messages en ligne, Muallem a aussi appelé à la « mort de gauchistes » et a dit que les gens qui avaient de telles opinions politiques « n’ont aucune place ici ».

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