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Malley : si l’Iran ne coopère pas à l’enquête de l’AIEA, il n’y aura pas d’accord

Dans une interview à la Douzième chaîne israélienne, l'envoyé américain nie que l'influence israélienne ait durci la position de Washington à l'égard du JCPOA

Sur cette photo d'archive du 25 mai 2022, Robert Malley, l'envoyé spécial de l'administration Biden pour l'Iran, attend de témoigner sur l'accord sur le nucléaire iranien lors d'une audience du Sénat sur les relations étrangères au Capitole à Washington. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)
Sur cette photo d'archive du 25 mai 2022, Robert Malley, l'envoyé spécial de l'administration Biden pour l'Iran, attend de témoigner sur l'accord sur le nucléaire iranien lors d'une audience du Sénat sur les relations étrangères au Capitole à Washington. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

L’envoyé de l’administration Biden pour l’Iran, Robert Malley, a déclaré mercredi que si l’Iran continuait d’insister pour que l’organisme de surveillance des Nations unies (AIEA) mette fin à son enquête, il n’y aura pas d’accord sur le programme nucléaire.

« L’Iran a soulevé, ou ressuscité, une question totalement distincte du JCPOA, de l’accord nucléaire, qui concerne l’enquête sur la découverte de traces de particules d’uranium pour lesquelles l’Iran doit fournir une explication », a déclaré Malley dans une interview à la Douzième chaîne israélienne, précisant qu’il s’agit d’une question technique.

« Soit l’Iran la résout en coopérant avec l’AIEA, soit elle ne sera pas résolue », a-t-il dit.

« Si c’est la position à laquelle l’Iran se tient, il ne peut y avoir d’accord », a ajouté Malley.

Malley a ajouté, dans l’interview, que le retrait de Trump de l’accord était une erreur, expliquant que sa stratégie de « pression maximale » a conduit à un « Iran plus agressif dans la région » et a fourni à Téhéran le « programme nucléaire le plus avancé » qu’il ait jamais possédé. Il a souligné qu’une relance du JCPOA était la « meilleure option » pour s’attaquer au programme nucléaire iranien.

Des images de l’installation nucléaire de Natanz diffusées par la télévision d’État iranienne, le 17 avril 2021. (Capture d’écran/Twitter)

Le diplomate a nié que l’impasse dans laquelle se trouvent les pourparlers soit le résultat d’un durcissement de la position encouragée par Israël, mais a ajouté que les États-Unis se coordonnaient « très étroitement » avec le gouvernement israélien.

« Nous n’avons pas durci notre position, c’est l’Iran qui a fait marche arrière sur des choses qu’il a dites dans le passé », a-t-il dit.

A la question de savoir s’il était légitime de négocier avec le régime théocratique oppressif de l’Iran, Malley a expliqué que « les négociations avec l’Iran n’ont jamais été fondées sur l’idée qu’il s’agit d’un gouvernement bienveillant en qui nous pouvons avoir confiance ».

« Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher l’Iran d’acquérir une arme nucléaire, et une issue diplomatique est le meilleur moyen d’y parvenir », a-t-il estimé.

Le président Joe Biden s’adresse à la 77e session de l’Assemblée générale des Nations Unies le mercredi 21 septembre 2022 au siège de l’ONU. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)

« Il est impossible de gagner une guerre nucléaire et il ne faut pas la mener », a lancé mercredi le président des Etats-Unis Joe Biden à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU.

« Nous ne permettrons pas à l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire », a-t-il poursuivi, qualifiant également les menaces par la Russie d’utilisation des armes nucléaires de « mépris dangereux » de ses responsabilités en matière de non prolifération nucléaire.

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