Manuel Valls appelle à nouveau à un « sursaut » contre l’islamisme
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Manuel Valls appelle à nouveau à un « sursaut » contre l’islamisme

"La société s'est relâchée, nous nous sommes habitués à la violence ou à un antisémitisme virulent sur les réseaux. J'appelle à un changement d'état d'esprit", a-t-il déclaré

Manuel Valls, le 22 mai 2016 à Tel Aviv. (Crédit : Marine Crouzet/ Ambassade de France en Israel)
Manuel Valls, le 22 mai 2016 à Tel Aviv. (Crédit : Marine Crouzet/ Ambassade de France en Israel)

L’ex-Premier ministre Manuel Valls appelle à un « sursaut » contre l’islamisme qu’il considère comme « l’ennemi et le défi de ce début de siècle », après l’attaque au hachoir qui a fait deux blessés devant les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris vendredi.

« C’est toute la société française qui est placée par les djihadistes comme cible prioritaire, et notamment ceux qui incarnent le combat contre l’islam politique. C’est intolérable et cela demande un sursaut », déclare M. Valls dans un entretien accordé au journal Le Parisien dans son édition datée de dimanche.

« Il faut clairement désigner l’islamisme comme l’ennemi et le défi de ce début de siècle », ajoute M. Valls qui comme ex-Premier ministre de François Hollande, a connu la vague d’attentats jihadistes qui a endeuillé la France à partir de 2015.

« La société s’est relâchée, nous nous sommes habitués à la violence ou à un antisémitisme virulent sur les réseaux. J’appelle à un changement d’état d’esprit. Il faut désigner clairement l’ennemi : c’est l’islamisme, le salafisme, les Frères musulmans, cet islam politique qui est un nouveau fascisme », souligne M. Valls.

Celui-ci appelle à une « remobilisation du camp républicain et laïc » alors que se profile un projet de loi contre le « séparatisme », promis par l’exécutif.

« Il faut arrêter de s’excuser d’être Français et républicain », fait valoir l’ex-candidat à la primaire socialiste pour la présidentielle de 2017, dénonçant une nouvelle fois les « deux gauches irréconciliables ».

M. Valls, qui était député siégeant au groupe LREM au début du quinquennat, estime qu’Emmanuel Macron a changé sur le sujet et qu’il est désormais « loin de ce discours libéral libertaire qui était le sien avant ».

Il demande à nouveau l’interdiction du salafisme et souhaite reposer le débat sur l’interdiction des signes religieux ostentatoires à l’université et pour les accompagnants de sorties scolaires.

Il y a quelques jours, il avait déjà appelé à ne pas être « naïfs » face à l’islamisme.

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