Manuel Valls demande de ne pas être « naïfs » face à l’islamisme
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Manuel Valls demande de ne pas être « naïfs » face à l’islamisme

"Il faut lutter contre tous les séparatismes, mais ne soyons pas naïfs : le vrai sujet, c’est la bataille contre l’islamisme", a déclaré l'ancien Premier ministre français

Manuel Valls. (Crédit : Facebook)
Manuel Valls. (Crédit : Facebook)

Manuel Valls a salué dans une interview au Journal du Dimanche le futur projet de loi contre les « séparatismes », mettant en garde au passage contre une forme de naïveté face à l’islamisme.

« Il faut évidemment lutter contre tous les séparatismes, à condition de bien les nommer, mais ne soyons pas naïfs : le vrai sujet, c’est la bataille contre l’islamisme, l’islam politique, les Frères musulmans et les salafistes. Il faut reprendre en main les territoires perdus de la République », a expliqué au JDD l’ancien Premier ministre PS. 

La lutte contre le « séparatisme », notamment islamiste, doit faire l’objet d’un projet de loi du gouvernement cet automne.

« Il y a toujours cette crainte de stigmatiser, entre guillemets, une partie de la population française. Mais il y a aussi, souvent, de la naïveté face à la progression de l’islam politique, face aux dérives du communautarisme, face à l’aveuglement de l’Éducation nationale », assure M. Valls, qui appelle à « aider les musulmans de France, car la bataille est aussi celle de l’islam contre l’islamisme. » 

Manuel Valls juge le président Emmanuel Macron « aujourd’hui loin de ce discours libéral-libertaire, une forme de culture du déni et de la recherche d’excuses (…) Les Marcheurs ont cru que, par leur seule élection, la société française s’apaiserait. Le retour à la réalité a été brutal et cruel ».

Pour l’ex-chef de gouvernement de François Hollande, « quand il est question de défendre la République et la laïcité, les notions de droite et de gauche ne veulent pas dire grand-chose ». 

Et selon lui, la « première urgence » est la « remobilisation du camp républicain et laïc », car « les grandes associations d’éducation populaire, notamment à gauche, ont failli : la Ligue de l’enseignement, la Ligue des droits de l’homme… Seule la Licra a sauvé l’honneur. Il faut remobiliser la société à travers les partis, les syndicats, les associations, les think tanks, autour de la République et de la laïcité ». 

« J’espère que cette nouvelle loi ne sera pas reportée, qu’il n’y aura pas de renoncement », insiste-t-il : « Ce serait un très mauvais signe. »

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