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Maroc : La commission de la casheroute dément une taxe visant les touristes

La commission était accusée d’avoir imposé une taxe de 400 dirhams (38 euros) par touriste souhaitant manger casher durant son séjour au Maroc

Un juif marocain choisit de la charcuterie dans une boucherie casher "Amsellem" dans la ville portuaire de Casablanca, le 11 décembre 2020. (Crédit : FADEL SENNA / AFP)
Un juif marocain choisit de la charcuterie dans une boucherie casher "Amsellem" dans la ville portuaire de Casablanca, le 11 décembre 2020. (Crédit : FADEL SENNA / AFP)

Les responsables de la communauté de Casablanca ont démenti en début de semaine une information de la Treizième chaine israélienne selon laquelle la commission de la casheroute de Casablanca avait mis en place une nouvelle taxe sur les produits et prestations casher.

Plus exactement, la commission, dirigée par Serge Berdugo, aussi responsable de la communauté de Casablanca, était accusée d’avoir imposé une taxe de 400 dirhams (38 euros) par touriste souhaitant manger casher durant son séjour au Maroc pour les opérateurs touristiques délivrant des prestations cacher.

« Il n’a jamais été objet d’instituer une taxe par personne et par nuitée en contrepartie de la délivrance du label Cacher Maroc dont les honoraires ne peuvent en aucun cas s’apparenter à une quelconque taxe dont l’établissement demeure du ressort de la loi », a indiqué une mise au point de la commission de la casheroute de Casablanca.

« Certains médias ont rapporté que la communauté israélite de Casablanca a institué une ‘taxe’ aux opérateurs touristiques et touristes de confession juive désirant bénéficier de prestations cacher, en percevant des honoraires qui rémunèrent le service de délivrance du label Cacher Maroc. La perception de ces contributions a été sujette à de mauvaises interprétations allant jusqu’à considérer que la commission de la casheroute soit à la limite de la pratique du racket à l’encontre des organisateurs de ce type de séjours », indique le communiqué.

La commission justifie néanmoins les redevances qu’elle prélève.

« La perception de ces redevances a toujours servi et servira pour couvrir les charges induites par la délivrance du label Cacher Maroc, pour contribuer au financement du culte israélite et garantir la certification cacher des prestations servies. La documentation et les formulaires relatifs à la délivrance du label seront publiés prochainement sur le site cacheroutemaroc.com. »

Aussi, « il y a lieu de rappeler que la création du label Cacher Maroc et l’organisation qui en découle, notamment l’exclusivité de son octroi par la commission casheroute de Casablanca, a pour objectif de mettre fin à l’anarchie qui régnait dans le secteur de la fourniture de prestations cacher et qui portait préjudice aux touristes concernés dans un contexte marqué par de belles perspectives pour le développement du tourisme cacher au Maroc », conclut le communiqué.

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