Menacé de licenciement, le chef de Hadassah présente sa démission
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Menacé de licenciement, le chef de Hadassah présente sa démission

Le directeur-général de l'organisation médicale a dit qu'il présenterait bientôt sa démission, avant une audience consacrée à l'examen, notamment, de sa mauvaise gestion financière

Le professeur Zeev Rotstein, directeur-général de l'hôpital Hadassah, pendant une conférence de presse, le 13 juin 2017 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le professeur Zeev Rotstein, directeur-général de l'hôpital Hadassah, pendant une conférence de presse, le 13 juin 2017 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le directeur-général de l’organisation médicale Hadassah, le professeur Zeev Rotstein, a indiqué dimanche qu’il présenterait rapidement sa démission – une annonce faite quelques heures seulement avant une audience consacrée à son potentiel licenciement.

Rotstein a fait cette déclaration lors d’une conférence réunissant des hauts-responsables de l’hôpital Hadassah, selon la presse israélienne.

Il n’a pas encore déposé de lettre officielle de démission.

La semaine dernière, Rotstein avait été convoqué pour une audience après cinq année tumultueuses à son poste, au cours desquelles il s’était querellé avec de nombreux officiels de l’hôpital placés sous sa responsabilité.

Au cours de son mandat, il a été en conflit avec les propriétaires et le conseil d’administration de l’organisation médicale, des fonctionnaires du ministère des Finances, des médecins de haut rang et des employés de l’hôpital. Et tous les médecins du département d’hématologie et d’oncologie pédiatrique ont démissionné en raison d’un conflit avec Rotstein.

La conduite de Rotstein a suscité des critiques, et il a notamment été accusé d’avoir accordé des traitements de faveur pour divers fonctionnaires, y compris des personnalités hassidiques de premier plan lorsque l’ultra-orthodoxe Yaakov Litzman était ministre de la Santé.

L’hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem, le 15 janvier 2017. (Nati Shohat/Flash90)

Rotstein était devenu directeur-général de Hadassah au mois de janvier 2016 après avoir administré le centre médical Sheba pendant plus d’une décennie.

L’organisation Hadassah comprend plusieurs hôpitaux et facultés à travers Jérusalem, dont deux grands complexes hospitaliers – l’un à Ein Kerem, à l’extrémité sud-ouest de la ville, et l’autre sur le mont Scopus, à l’extrémité nord-est. Hadassah dispose de 1 000 lits d’hôpital, de plusieurs salles d’opération et d’unités de soins intensifs. Sur le campus d’Ein Kerem, se trouve le service d’urgence le plus fréquenté de Jérusalem et de ses environs.

L’organisation Hadassah est une société d’intérêt public qui possède et gère l’hôpital Hadassah, ainsi que tous ses hôpitaux et services. Hadassah Women, l’organisation sioniste des femmes d’Amérique, est le principal mécène de la société, détenant un tiers des sièges du conseil d’administration d’Hadassah et contribuant régulièrement à son budget par des dons et des collectes de fonds.

Après des années de mauvaise gestion financière, Hadassah avait accumulé un déficit de près d’un milliard de shekels en 2014. Incapable de payer les salaires et avec des dettes qui s’accumulent, l’hôpital était au bord de la faillite.

En 2014, le groupe Hadassah Women a conclu un accord de renflouement dans le cadre duquel l’hôpital percevrait 3,3 milliards de shekels sur sept ans pour lui permettre de devenir financièrement indépendant et durable.

Dans le cadre de cet accord, le gouvernement a accepté d’investir près de 1,5 milliard de shekels au cours de cette période. La plus grande partie du renflouement se fera par des paiements directs à l’hôpital, et une partie par des subventions et le gel des dettes existantes envers les fournisseurs appartenant au gouvernement.

Hadassah Women, pour sa part, s’est engagé à investir près de 700 millions de shekels au cours de la même période, par le biais de subventions ponctuelles ainsi que d’un soutien annuel.

Mais en 2019, il s’est avéré que la situation financière d’Hadassah était encore pire que les prévisions précédentes, et le ministère des Finances de l’époque a convoqué Rotstein pour l’interroger dans le cadre d’une enquête sur le sujet, notamment pour savoir s’il avait gonflé les salaires des médecins.

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