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Ministre du Likud : les négociations sur les otages commencent à peine

Aucun accord concret n'a été présenté au cabinet, qui n'a pas accepté de cessez-le-feu à long terme ni la libération massive de terroristes ; les USA poursuivent leurs efforts

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, 2e à gauche, dirigeant la réunion hebdomadaire du cabinet au ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 7 janvier 2024. (Crédit : Ronen Zvulun/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, 2e à gauche, dirigeant la réunion hebdomadaire du cabinet au ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 7 janvier 2024. (Crédit : Ronen Zvulun/AFP)

Un ministre de haut rang du Likud a confié au Times of Israel qu’aucun accord concret sur les otages n’a été discuté lors de la réunion hebdomadaire du cabinet qui s’est tenue dimanche.

« Le niveau d’excitation est élevé parce que les discussions ont repris, mais nous ne sommes qu’au début du processus de négociations », a déclaré le ministre lundi.

Lors de la réunion hebdomadaire des ministres du gouvernement, les ministres du Likud ont insisté pour que leur soient soumises, pour débat et approbation, toutes nouvelles décisions relatives à un accord sur les otages avec le Hamas. Ils se sont opposés à ce que les décisions soient prises au sein du cabinet de guerre et présentées à l’ensemble du cabinet comme un fait accompli.

Ils ont également exigé qu’une discussion ait lieu au sein du cabinet avant toute nouvelle rencontre entre le chef du Mossad, David Barnea, et des intermédiaires internationaux à l’étranger.

Le ministre de la Justice Yariv Levin, le ministre de l’Éducation Yoav Kisch, le ministre de l’Énergie Eli Cohen, la ministre des Transports Miri Regev, le ministre des Affaires étrangères Israël Katz et le ministre de la Diaspora Amichai Chikli ont tous soutenu cette demande, selon un responsable du bureau du Premier ministre.

Le ministre qui en a informé le Times of Israel, et qui a demandé à ne pas être identifié, a affirmé que les ministres du Likud étaient opposés à un long cessez-le-feu ainsi qu’à la libération d’un grand nombre de terroristes des prisons israéliennes, comme cela a été évoqué dans les médias.

Le Secrétaire d’État américain Antony Blinken lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le 9 janvier 2024. (Crédit : Evelyn Hockstein/Pool Photo via AP)

Le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a également tempéré les attentes concernant un éventuel accord entre Israël et le Hamas dans un avenir proche, en affirmant dimanche qu’un accord n’était pas « à portée de main ».

« Ce type de négociation est très lent jusqu’à ce que vous arriviez au point où un accord est possible, puis tout se passe très vite. Il est donc difficile d’établir un calendrier précis pour la conclusion d’un accord ou, en toute honnêteté, de savoir si un accord est susceptible d’être conclu », a expliqué Sullivan lors de l’émission « This Week » de la chaîne ABC.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken s’est rendu lundi au Moyen-Orient pour une nouvelle tournée de crise afin de tenter d’obtenir une trêve.

Dans le cadre de son cinquième voyage dans la région depuis l’attaque du Hamas, le 7 octobre, qui a déclenché la guerre à Gaza, Blinken doit se rendre en Arabie saoudite, en Israël, en Égypte et au Qatar.

Il devrait discuter d’une proposition de trêve élaborée lors d’une réunion à Paris, le 28 janvier, entre de hauts responsables américains, israéliens, égyptiens et qataris.

Selon une source du groupe terroriste palestinien du Hamas, la proposition de trêve prévoirait une interruption des combats de six semaines, le temps que le Hamas libère des otages en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël. Le Hamas a déclaré qu’aucun accord n’avait encore été conclu, et plusieurs responsables israéliens ont exprimé leur opposition à toute concession. De nombreuses informations contradictoires ont été publiées sur les conditions proposées, sans qu’aucune d’entre elles n’ait été officiellement confirmée.

Des Israéliens se rassemblent pour exiger la garantie de la libération des otages détenus par des terroristes dans la bande de Gaza, à Tel Aviv, le 3 février 2024. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Avec la recrudescence des attaques menées dans la région par des groupes soutenus par l’Iran et solidaires du Hamas, déclenchant des contre-attaques de la part des États-Unis, la pression diplomatique s’est faite plus pressante.

La guerre a été déclenchée par l’assaut sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre, au cours duquel des milliers de terroristes dirigés par le Hamas ont déferlé sur le sud d’Israël, tuant près de 1 200 personnes, principalement des civils, et prenant 253 otages, au cours d’atrocités sans précédent et en recourant massivement à la violence sexuelle comme arme.

Jurant d’éliminer le Hamas, Israël a lancé une offensive militaire massive qui a tué au moins 27 365 personnes à Gaza, selon le ministère de la Santé du territoire gouverné par le Hamas. Ce chiffre ne peut être vérifié de manière indépendante et ne fait pas de distinction entre les civils et les terroristes. Israël affirme avoir tué plus de 10 000 hommes du Hamas à Gaza.

Les conditions humanitaires des habitants de Gaza sont désastreuses et l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a déclaré sur X que « l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires est très limité en raison des bombardements incessants ».

L’AFP et Jacob Magid ont contribué à cet article.

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