Mont Meron: Des centaines de personnes aux funérailles de l’étudiant argentin
Rechercher

Mont Meron: Des centaines de personnes aux funérailles de l’étudiant argentin

"Je suis brisé en moi", a déclaré le père d'Abraham Daniel Ambon, qui avait 21 ans ; les funérailles, en présence d'Aryeh Deri, ont été retardées jusqu'à l'arrivée de la famille

Des Juifs ultra-orthodoxes lors des funérailles d'Abraham Ambon,  tué dans la bousculade géante du mont Meron, à Jérusalem, le 3 mai 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des Juifs ultra-orthodoxes lors des funérailles d'Abraham Ambon, tué dans la bousculade géante du mont Meron, à Jérusalem, le 3 mai 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Abraham Daniel Ambon, étudiant en yeshiva d’origine argentine qui était âgé de 21 ans, a été inhumé dans la matinée de lundi, au cours de la dernière cérémonie de funérailles des victimes de la catastrophe du mont Meron.

La cérémonie a eu lieu à la yeshiva Heichal Yitzhak de Jérusalem. Les parents du défunt étaient arrivés au sein de l’État juif lundi, au petit matin.

Des centaines de personnes ont assisté aux funérailles et ont marché de cette yeshiva de Jérusalem jusqu’au cimetière Har HaMenuhot.

« La douleur est immense », a déclaré le père d’Ambon lors de la cérémonie qui a été retransmise sur internet. « Quand nous avons appris la nouvelle, nous n’avons pas pu y croire ».

Abraham Daniel Ambon, 21 ans, d’Argentine, tué dans la bousculade à Meron, le 30 avril 2021. (Autorisation)

« Je n’arrive pas à trouver les mots, je suis brisé à l’intérieur », a-t-il continué, en larmes.

Un ami a aussi pris la parole lors des funérailles, disant qu’Ambon était une « incarnation de la bonté ».

« Comment ton visage si lumineux a-t-il pu ainsi être jeté au sol ? », a interrogé un rabbin de la yeshiva où le jeune homme faisait ses études, selon le site d’information Ynet.

Quarante-et-une victimes avaient d’ores et déjà été inhumées dimanche à midi, mais les quatre dernières cérémonies – celles de Daniel (Donny) Morris, 19 ans, originaire de Teaneck, dans le New Jersey; de Yossi Kohn, 22 ans, de Cleveland; de Dubi Steinmetz, 21 ans, de Montréal et d’Avrohom Daniel Ambon, un ressortissant argentin, ont été retardées de manière à permettre à leurs proches de faire le déplacement depuis l’étranger.

Des responsables de la communauté juive d’Argentine ont accompagné en Israël la famille d’Ambon.

Le père d’Abraham Ambon, assis, pendant les funérailles de son fils, tué dans la bousculade géante du mont Meron, à Jérusalem, le 3 mai 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Aryeh Deri, ministre de l’Intérieur et chef du parti ultra-orthodoxe Shas, était également présent.

Des informations parues dans les médias, ces derniers jours, ont révélé que Deri avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour s’assurer que le rassemblement massif, sur le mont Meron, pourrait avoir lieu sans restrictions. Ces dernières auraient été davantage liées à des inquiétudes portant sur la COVID-19 qu’au surnombre terrifiant des pèlerins lors de cet événement annuel.

Le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri lors des funérailles d’Abraham Ambon, l’une des victimes de la tragédie de Meron, à Jérusalem, le 3 mai 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Selon la Douzième chaîne, Deri avait envoyé une requête officielle à Amir Ohana, ministre de la Sécurité intérieure, avant les festivités, demandant à ce que « tous ceux qui voudront venir à Meron soient autorisés à le faire ».

Ohana, qui est en charge de la police, avait approuvé cette requête et aucune limitation sur le nombre de participants n’avait été mise en place sur le mont Meron malgré les supplications des responsables de la santé, préoccupés par la perspective de nouvelles contaminations au coronavirus.

De plus, Deri avait indiqué lors d’un entretien accordé à une station de radio – quelques heures avant la tragédie – qu’il avait bloqué les efforts livrés par le ministère de la Santé d’imposer des restrictions aux réjouissances, a annoncé samedi la Treizième chaîne.

Dans un extrait de l’interview de Deri, le ministre issu du Shas avait indiqué que « tous les responsables ne comprenaient pas » l’importance de laisser le rassemblement massif avoir lieu et que les officiels de la santé avaient tenté, depuis des semaines, d’imposer des limitations – pour prévenir la propagation de la COVID-19. Mais, avait-il ajouté, « Dieu soit loué, tout cela est également derrière nous ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...