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Montpellier : Prison avec sursis requis contre un homme jugé pour apologie du terrorisme

L'homme de 44 ans avait qualifié l’attaque d'Israël par le Hamas "d'acte héroïque" lors d’une manifestation le 4 novembre

Manifestation pro-palestienne à Montpellier, le 4 novembre 2023. (Capture d'écran X)
Manifestation pro-palestienne à Montpellier, le 4 novembre 2023. (Capture d'écran X)

Douze mois d’emprisonnement avec sursis ont été requis jeudi par le tribunal correctionnel de Montpellier à l’encontre d’un homme poursuivi pour « apologie du terrorisme » pour des propos tenus lors d’une manifestation pro-palestinienne début novembre.

L’homme de 44 ans, sans emploi et souffrant de dépression, avait qualifié « d’acte de résistance » l’attaque d’Israël par le Hamas lors d’une manifestation à Montpellier le 4 novembre.

Le parquet a adjoint aux douze mois d’emprisonnement avec sursis un sursis probatoire de dix-huit mois ainsi qu’un stage de citoyenneté. Il a également demandé à ce que l’homme soit frappé d’une interdiction de participer à toute manifestation publique pendant un an. Le jugement a été mis en délibéré au 21 février.

Dans une vidéo relayée début novembre par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), le militant avait qualifié au micro, devant quelques dizaines de personnes, l’attaque du mouvement terroriste du 7 octobre « d’acte de résistance », « d’acte héroïque » et de « battement d’ailes de papillon ».

https://twitter.com/corinnaka34/status/1720906387310477354/video/1

Le préfet de l’Hérault, François-Xavier Lauch, avait alors dénoncé des « propos extrêmement graves » et annoncé avoir saisi le procureur de la République.

À la barre jeudi, le prévenu qui comparaissait libre s’est qualifié de « militant antiraciste politique » depuis une dizaine d’années.

« La partie extraite de mon discours du 4 novembre s’inscrit dans un discours plus global. C’est un fil conducteur. J’insiste sur le fait qu’il faut prendre l’intégralité du propos pour qu’on comprenne mon propos. À aucun moment, je ne parle des civils », s’est-il justifié. « On ne peut pas parler du 7 octobre sans parler de colonisation, sinon c’est biaisé. Les faits sont tragiques, les morts du 7 octobre sont tragiques », a-t-il ajouté, estimant cependant que « le terrorisme est un terme politique, pas juridique ».

« Comment peut-on comprendre qu’ici, dans la France des Lumières, on puisse glorifier des monstruosités pareilles ? On n’applaudit pas le meurtre d’un enfant, on ne relativise pas de telles monstruosités, parce que c’est obscène. Nous sommes dans une guerre, de mots, qui portent comme des balles pour notre République », lui a répondu Maxime Rosier, avocat du CRIF Languedoc-Roussillon (Conseil représentatif des institutions juives de France), partie civile, et bâtonnier du barreau de Montpellier.

Le prévenu a expliqué jeudi avoir « beaucoup de mal à sortir de chez lui », souffrant de syndromes post-traumatiques.

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