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Mort d’Ahuvia Sandak : 7 arrestations lors d’une manifestation à Jérusalem

Des nationalistes ont bloqué l'entrée de la capitale avant d'être évacués par la police, après la fermeture de l'enquête sur les officiers impliqués dans l'incident de 2020

La police affronte des activistes d'extrême-droite qui manifestent contre la mort d'Ahuvia Sandak à Jérusalem, le 11 décembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La police affronte des activistes d'extrême-droite qui manifestent contre la mort d'Ahuvia Sandak à Jérusalem, le 11 décembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Des dizaines de militants nationalistes ont bloqué l’entrée de Jérusalem samedi soir, protestant contre la fermeture de l’enquête sur les policiers impliqués dans la course-poursuite qui a entraîné la mort d’un adolescent il y a plus d’un an.

La police a déclaré que sept personnes – qui réclamaient justice pour la mort d’Ahuvia Sandak en 2020, un résident d’implantation – avaient été arrêtées pour suspicion de trouble à l’ordre public.

Après avoir dispersé les manifestants, les agents ont pu rouvrir la route, a indiqué la police.

Les dernières manifestations remontent au moment où Sandak, alors âgé de 16 ans, a été tué dans un accident alors qu’il fuyait la police en décembre 2020, après avoir jeté des pierres sur des Palestiniens. Comme très souvent, les manifestations ont dégénéré en violence et en arrestations.

Des militants de droite ont accusé la police d’être responsable de sa mort, affirmant qu’ils avaient causé l’accident de voiture pendant la poursuite.

Le procureur général Avichai Mandelblit lors d’un événement au Dan Hotel de Jérusalem, le 6 février 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le mois dernier, le procureur général de l’époque, Avichai Mandelblit, a clos l’enquête sur les officiers, ne trouvant aucune preuve d’acte criminel.

Les parents de Sandak ont critiqué cette décision, la qualifiant de « coup de poignard dans le cœur ».

L’avocat de la famille a allégué que le chef du Département des enquêtes internes de la police – un organe du ministère de la Justice qui enquête sur les allégations d’actes répréhensibles de la police – est intervenu dans l’enquête, pour libérer les policiers « accusés », leur permettant ainsi de « coordonner leur version de histoire ».

Une déclaration du bureau de Mandelblit affirmait que les preuves dans l’affaire montraient que la poursuite du véhicule transportant Sandak, un résident de Bat Ayin, ainsi que quatre autres jeunes, était tout à fait justifiée et qu’il n’y avait aucune raison d’accuser les policiers d’avoir intentionnellement percuté le véhicule.

Le communiqué ajoute qu’il n’a pas été possible de déterminer clairement quelle voiture a fait une embardée, ce qui a conduit à l’accident dans lequel la voiture transportant Sandak s’est retournée.

Un reportage télévisé du mois dernier a déclaré que Mandelblit était susceptible de décider de porter plainte contre les quatre autres, bien qu’une telle annonce n’ait pas été faite avant la fin de son mandat, fin janvier.

Selon les informations de la Douzième chaîne, les autorités pensent avoir des preuves solides contre les adolescents, dont Sandak, qui auraient enfilé des masques et lancé des pierres sur des véhicules palestiniens avant que la course-poursuite fatale.

La chaîne indique en outre que la police s’attend à ce qu’une décision d’inculper les quatre autres adolescents n’entraîne une nouvelle escalade de manifestations et d’affrontements avec la police.

Une voiture renversée, avec du faux sang et un mannequin gisant sous le toit du véhicule, une mise en scène qui a accompagné une manifestation nationaliste réclamant une enquête sur la mort du jeune Ahuvia Sandak, l’année dernière, à l’entrée de Jérusalem, le 21 novembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

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