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Mort du président iranien : deuil et prudence à Damas, joie dans les zones rebelles

Des habitants ont exprimé des craintes sur les répercussions possibles de la mort du président iranien, allié du gouvernement syrien

Des personnes se recueillent à l'ambassade d'Iran à Damas le 21 mai 2024, après la mort du président iranien Ebrahim Raisi, du ministre des affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian et de sept autres personnes tuées avec lui dans un accident d'hélicoptère. (Crédit : LOUAI BESHARA / AFP)
Des personnes se recueillent à l'ambassade d'Iran à Damas le 21 mai 2024, après la mort du président iranien Ebrahim Raisi, du ministre des affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian et de sept autres personnes tuées avec lui dans un accident d'hélicoptère. (Crédit : LOUAI BESHARA / AFP)

Un deuil officiel a été décrété lundi à Damas, où des habitants ont exprimé des craintes sur les répercussions possibles de la mort du président iranien Ebrahim Raïssi, allié du gouvernement syrien, tandis que des habitants des zones rebelles de Syrie manifestent leur joie.

C’est en raison du soutien de ses alliés russe et iranien que le pouvoir du président syrien Bachar al-Assad a pu reprendre le contrôle de la plus grande partie du territoire de la Syrie, dévastée et morcelée par une guerre civile depuis 2011.

L’annonce du décès du président Raïssi a été « un choc », affirme Nizar Jammoul, 29 ans, attablé avec ses amis dans un café du centre de Damas, qui dit avoir assidûment suivi les nouvelles.

Comme lui, d’autres habitants de la capitale syrienne ont les yeux rivés sur leurs portables et écrans de télévision pour suivre les informations sur la mort du président Raïssi et de dignitaires de la République islamique dans un crash d’hélicoptère survenu en Iran.

« Ce qui se produit en Iran va sûrement avoir des répercussions en Syrie, en raison de l’alliance historique et étroite entre les deux pays », estime Assi Chalhoub, un informaticien âgé de 40 qui habite non loin du consulat iranien détruit début avril par une frappe meurtrière imputée à Israël.

Les autorités ont proclamé un deuil de trois jours et le président Assad a rendu hommage à son homologue iranien, affirmant avoir « œuvré avec lui pour que les relations stratégiques qui lient la Syrie et l’Iran demeurent prospères ».

Le président syrien Bashar al-Assad, à droite, serre la main à son homologue iranien Ebrahim Raissi, à gauche, à Damas, le 3 mai 2023. (Crédit : LOUAI BESHARA / AFP)

« Téhéran est notre principal soutien, et tout ce qui peut lui arriver de mal va nous affecter », ajoute Assi Chalhoub.

Hazar Mazhar, une mère de famille de 49 ans, dit « craindre des répercussions économiques, car nous dépendons beaucoup de l’Iran pour nous approvisionner en hydrocarbures par exemple. J’espère que (le décès de Raïssi) ne va pas affecter nos moyens de subsistance ».

Dans le dernier grand bastion rebelle d’Idleb, où près de la moitié de la population est composée de déplacés, des habitants ont laissé éclater leur joie.

La mort de Raïssi est « une grande joie pour les habitants d’Idleb et les déplacés », affirme Maher Boulad, distribuant des gâteaux aux passants sur le marché de la ville de Dana.

« Les Iraniens ont participé à l’effusion du sang des Syriens, ont tué des enfants, ont détruit des maisons et poussé des familles à l’exode », ajoute cet homme de 40 ans, qui a dû fuir la ville d’Alep reprise par les forces gouvernementales.

« Notre joie est sans limite aujourd’hui (…) après la mort des Iraniens criminels », se réjouit Khaled Hassan al-Cheikh, 62 ans et père de sept enfants, déplacé lui aussi et vit sous une tente.

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