Moscou hésite toujours à fournir un système de défense aérienne à la Syrie
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Moscou hésite toujours à fournir un système de défense aérienne à la Syrie

Le vice-ministre de la Défense indique que même si aucune décision n'a encore été prise, il n'y a aucune restriction quant à l'équipement que les Syriens pourraient recevoir

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Alexander Fomin, vice-ministre russe de la Défense. (Site du Ministère de la Défense de la Fédération de Russie)
Alexander Fomin, vice-ministre russe de la Défense. (Site du Ministère de la Défense de la Fédération de Russie)

Alexandre Fomin, le vice-ministre russe de la Défense, a déclaré qu’aucune décision n’a encore été prise quant à la livraison, ou non, des systèmes de défense aérienne à la Syrie, une action dont Israël craint qu’elle pourrait réduire ses efforts visant à empêcher l’enracinement de l’armée iranienne dans le territoire syrien et de transférer des armes aux groupe terroriste du Hezbollah au Liban.

Formin a précisé que la Russie peut encore fournir des systèmes non spécifiés au régime de Damas et que Moscou n’a aucune restriction sur le type d’équipement que les Syriens pourraient recevoir, a annoncé l’agence de presse Interfax.

Les déclarations de M. Fomin ont été faites alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est rendu à Moscou pour s’entretenir avec le Président russe Vladimir Poutine.

Des officiels russes ont déclaré, au cours des dernières semaines, que Moscou était prêt à fournir à la Syrie de nouveaux moyens de défense aérienne – dont peut-être le puissant système de missiles S-300. Israël craint que le déploiement du système ne limite les opérations de l’armée de l’air israélienne contre des cibles en Syrie.

Israël a promis d’empêcher que l’Iran n’établisse des bases avancées sur le territoire syrien qui pourraient être utilisées pour lancer des attaques de missiles sur Israël, et d’empêcher le transfert d’armes et de roquettes de pointe vers le Hezbollah, présent au Liban voisin.

Le premier ministre Benjamin Netanyahu, (à gauche), et le président russe Vladimir Poutine lors d’une cérémonie de dépôt de gerbes sur la tombe du Soldat inconnu à Moscou, le 9 mai 2018. (Amos Ben Gershom/GPO)

Le vice-ministre de la Défense a souligné que le retrait américain de l’accord phare avec l’Iran n’affecte pas les engagements de la Russie aux résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur Téhéran. Il a souligné que la Russie ne fournit pas d’armes d’attaque à l’Iran et qu’elle le fera seulement quand les sanctions des Nations Unies sur les ventes d’armes contre Téhéran seront levées, selon l’article.

Interfax a précisé que Poutine avait discuté mercredi avec des membres permanents du Conseil de sécurité de Russie au sujet du retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien, tout comme de la frappe en Syrie que l’on pense avoir été menée par Israël.

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi que les États-Unis se retiraient de l’accord de 2015, qui avait freiné le programme nucléaire de l’Iran en échange de la levée des sanctions.

Les autres parties – la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Chine et la Russie – se sont opposées à cette décision et ont indiqué qu’elles souhaitaient travailler avec Téhéran pour préserver l’accord, connu sous le nom de Plan d’action global conjoint [Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA)].

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