Netanyahu a dit à Greenblatt qu’il comptait toujours construire une nouvelle implantation
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Netanyahu a dit à Greenblatt qu’il comptait toujours construire une nouvelle implantation

Le Premier ministre et le conseiller de Trump ne sont pas parvenus à un accord sur les implantations, mais leur conversation a été “honnête et authentique”

Jason Greenblatt, conseiller du président américain Donald Trump, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 14 mars 2017. (Crédit : Matty Stern/ambassade américaine de Tel Aviv)
Jason Greenblatt, conseiller du président américain Donald Trump, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 14 mars 2017. (Crédit : Matty Stern/ambassade américaine de Tel Aviv)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mardi soir que ses discussions avec Jason Greenblatt, envoyé spécial du président américain Donald Trump pour les négociations internationales, n’avaient pas permis de conclure un accord pour une position israélo-américaine coordonnée sur les implantations de Cisjordanie. Il a néanmoins ajouté que la rencontre avait été « bonne » et « honnête ».

« Je dois dire que j’ai eu une bonne conversation, profonde. Je ne peux pas dire que nous ayons fini ou soyons parvenu à un accord », a-t-il déclaré aux journalistes pendant une conférence de presse.

« Nous sommes dans un processus, qui est un processus de dialogue mutuel, authentique et honnête, dans le sens positif », a déclaré Netanyahu. Le processus, a-t-il ajouté, n’est « pas encore visible pour les médias. »

Netanyahu et Greenblatt se sont vus pendant cinq heures lundi. Pendant leur réunion, l’appel public de Trump au Premier ministre pour freiner la construction dans les implantations a été abordé.

Netanyahu cherchait à obtenir l’approbation des Etats-Unis pour construire une nouvelle implantation en Cisjordanie, en compensation pour les habitants de l’avant-poste illégal d’Amona, qui a été démantelé en début d’année. Netanyahu a promis aux habitants d’Amona une nouvelle implantation en échange d’une évacuation pacifique.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Avi Ohayun/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Avi Ohayun/GPO)

Lundi, un communiqué publié par le bureau du Premier ministre avait indiqué que les deux hommes avaient discuté de la politique d’implantation israélienne, « dans l’espoir de travailler sur une approche qui soit cohérente avec l’objectif de promotion de la paix et de la sécurité. »

Lundi soir, Greenblatt avait écrit sur Twitter que lui et Netanyahu avait « discuté de la situation régionale, de comment des progrès pour la paix avec Palestiniens pouvaient être faits, et des implantations. »

Greenblatt a rencontré mardi à Ramallah Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne.

Beaucoup dans la droite israélienne avaient anticipé que Trump serait plus favorable aux implantations que son prédécesseur Barack Obama. Le mois dernier, Trump a cependant demandé publiquement à Netanyahu de se « retenir un peu sur les implantations ». Il avait également déclaré que les implantations israéliennes « n’aident pas » la négociation d’un accord de paix.

Netanyahu cherchait l’approbation de Washington pour des constructions sans entrave dans les quartiers juifs de Jérusalem Est et au sein des « frontières municipales » des implantations de Cisjordanie, a indiqué la radio militaire mardi matin, mais le bureau du Premier ministre a démenti cette information.

Le consentement de l’administration Trump à la construction dans les quartiers juifs de Jérusalem représenterait un changement de position par rapport aux années Obama : la précédente administration critiquait régulièrement toute construction à l’est de la Ligne verte.

L’administration de George W. Bush avait conclu un accord avec le gouvernement d’Ariel Sharon, selon lequel Israël ne reviendrait pas aux lignes pré-1967, quel que soit l’accord de paix, et qui reconnaissait les grands blocs d’implantations. Certains experts pensent que l’administration Trump pourrait revenir à cet accord.

La visite de Greenblatt était la première tentative majeure de la nouvelle administration américaine pour traiter du conflit israélo-palestinien, après deux mois qui ont vu des responsables hésiter sur le soutien à la solution à deux états, le déplacement de l’ambassade américaine et la construction dans les implantations.

Raphael Ahren a contribué à cet article.

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