Netanyahu accuse l’Iran de l’attaque contre Aramco en Arabie saoudite
Rechercher

Netanyahu accuse l’Iran de l’attaque contre Aramco en Arabie saoudite

Le Premier ministre exhorte la communauté internationale à soutenir la campagne de pression de Donald Trump

Benjamin Netanyahu a accusé mardi l’Iran d’avoir perpétré l’attaque sur des installations pétrolières de la société Aramco en Arabie saoudite le 14 septembre, se joignant ainsi aux États-Unis et à certains pays européens.

Les conséquences de ces attaques étaient au cœur des discussions lors de l’Assemblée générale des Nations unies lundi. À la demande de l’Arabie saoudite, des experts internationaux enquêtent toujours pour en déterminer le responsable.

« La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne considèrent également l’Iran comme responsable de l’attaque récente sur l’Arabie saoudite », a fait savoir Benjamin Netanyahu dans un message vidéo. Il n’était pas présent à New York en raison de l’impasse politique dans laquelle se trouve en Israël qui lui impose des négociations de coalition. « Laissez-moi vous dire très simplement au nom d’Israël : l’Iran est derrière, de A à Z ».

« Israël saura se défendre contre ce type d’agression, et nous appelons tous les membres de la communauté internationale à se joindre aux efforts du président Trump pour faire davantage pression sur l’Iran », a-t-il ajouté. « C’est le seul moyen de mettre un terme à l’agression iranienne ».

Les dirigeants du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne — qui restent parties prenantes de l’accord sur le nucléaire de 2015 — se sont joints aux États-Unis lundi et déclaré dans un communiqué que « il n’y a aucune autre explication plausible » que celle que « l’Iran porte la responsabilité de cette attaque ».

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (droite) serre la main de son homologue britannique Boris Johnson lors d’une rencontre à Téhéran, le 9 décembre 2017. (AFP Photo/Atta Kenare)

Le Premier ministre britannique Boris a fait savoir dimanche que le Royaume-Uni « attribuait la responsabilité très probable à l’Iran » de ces attaques par drones et missiles de croisière sur la plus grande installation pétrolière du monde et sur un champ pétrolier.

Il a indiqué que le Royaume-Uni songerait à prendre part à un effort militaire sous l’égide des États-Unis afin de renforcer la protection de l’Arabie saoudite.

Un haut responsable britannique a confié à l’Associated Press que faire porter la responsabilité aux rebelles houthis au Yémen était « invraisemblable », puisque des restes de missiles de croisière iraniens ont été retrouvés sur les lieux de l’attaque et « leur sophistication confirme très, très fermement l’implication de l’Iran ».

S’exprimant sous couvert d’anonymat, il n’a pas précisé si le Royaume-Uni pensait que les attaques avaient été lancées depuis le sol iranien. De son côté, Téhéran dément toute responsabilité et met en garde contre toutes représailles sur la République islamique qui donneraient alors lieu à une « guerre totale ».

Une installation pétrolière à Kurhais, en Arabie saoudite, détruite par une attaque, le 17 septembre 219. (Crédit : Fayez Nureldine / AFP)

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a réfuté toute implication. Il a fait savoir que les rebelles houthis, qui en ont revendiqué la responsabilité, « ont tout à fait le droit de répliquer » aux attaques aériennes sur le Yémen de la coalition dirigée par Ryad.

Il a également souligné qu’à la veille de la venue du président iranien Hassan Rouhani au siège de l’ONU — à New York — « il serait stupide que l’Iran se livre à une telle action ».

Peu avant son départ pour les États-Unis, Hassan Rouhani a déclaré à la télévision d’État que son pays allait inviter les nations du Golfe persique à rejoindre la coalition iranienne « pour garantir la sécurité de la région ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...