L’Iran promet « destruction et captivité » s’il est attaqué
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L’Iran promet « destruction et captivité » s’il est attaqué

La République islamique nie tout rôle dans les attaques qui ont fait chuter la production de pétrole saoudienne et ravivé les craintes d'un conflit dans le Golfe

Le chef d'état-major iranien, le général Mohammad Hossein Bagheri, en juin 2016. (Crédit : Tasnim News Agency/CC BY 4.0/WikiCommons)
Le chef d'état-major iranien, le général Mohammad Hossein Bagheri, en juin 2016. (Crédit : Tasnim News Agency/CC BY 4.0/WikiCommons)

Le chef d’état major des forces armées iraniennes a promis mardi « destruction et captivité » à tout ennemi qui oserait attaquer son pays, selon l’agence Fars.

« Le résultat de toute agression [contre l’Iran] sera la destruction [de l’ennemi et sa mise en] captivité », a déclaré le général de division Mohammad Baghéri lors d’un discours au Parlement iranien, écrit Fars.

Selon cette agence proche des ulraconservateurs, l’officier, cité aussi par d’autres médias iraniens, a affirmé que l’Iran n’avait « pas d’animosité envers les pays de la région » mais a jugé que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, « à la source des complots contre l’Iran », étaient des « pays égarés ».

Le général Baghéri a tenu ces propos alors que le président américain Donald Trump et son homologue iranien Hassan Rouhani doivent se succéder mardi et mercredi à New York à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies sur fond de fortes tensions dans la région du Golfe, où Washington et Téhéran ont frôlé l’affrontement militaire direct en juin.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif prend la pose pour une photographie lors d’un entretien avec l’Agence France-Presse (AFP) à la résidence de l’ambassadeur iranien à Paris le 23 août 2019. (Photo de Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP)

Dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne américaine CNN, le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif avait déclaré que les Etats-Unis ou l’Arabie saoudite déclencheraient « une guerre totale » s’ils venaient à attaquer l’Iran.

« Nous ne voulons pas la guerre, nous ne voulons pas nous lancer dans un affrontement militaire », avait-il déclaré, « mais nous ne tremblons pas quand il s’agit de défendre notre territoire ».

Téhéran est accusé par Washington, Ryad, Berlin, Londres et Paris d’être derrière les attaques de deux infrastructures pétrolières majeures en Arabie saoudite le 14 septembre.

La République islamique nie tout rôle dans ces attaques qui ont fait chuter la production de pétrole saoudienne et flamber les cours du brut en ravivant les craintes d’un conflit armé dans le Golfe, où les Etats-Unis ont annoncé l’envoi de renforts militaires.

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