Netanyahu : Nous pourrions détruire Al-Aqsa si nous le voulions
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Netanyahu : Nous pourrions détruire Al-Aqsa si nous le voulions

Le Premier ministre a affirmé aux députés du Likud qu'Israël ne toucherait pas au site sensible

Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse avec son homologue grec Alexis Tsipras (non visible) à Jérusalem, le 25 novembre 2015 (Crédit photo: Yonatan Sindel / Flash90)
Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse avec son homologue grec Alexis Tsipras (non visible) à Jérusalem, le 25 novembre 2015 (Crédit photo: Yonatan Sindel / Flash90)

Benjamin Netanyahu a déclaré au Likud qu’Israël pourrait facilement détruire le site de la sensible de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem mais qu’il choisit de ne pas le faire car cela contredit les valeurs israéliennes.

« Si nous voulions détruire Al-Aqsa, cela ne nous demanderait pas un grand effort… mais cela va contre tout ce que nous défendons », a déclaré le Premier ministre aux députés de son parti, dans un enregistrement diffusé à la radio militaire.

La mosquée au sommet du mont du Temple – qui est le lieu le plus saint du judaïsme – a été au cœur d’une vague de terrorisme et d’affrontements entre les Palestiniens et les forces de sécurité israéliennes, ces derniers mois.

Les dirigeants et les médias palestiniens ont prétendu qu’Israël avait l’intention de modifier les règles qui régissent le site sain, depuis des années, en vertu desquelles les Juifs sont autorisés à se rendre mais qui leur interdit de prier sur le mont du Temple – accusation que Netanyahu a démentie à maintes reprises.

L’enregistrement de déclarations de Netanyahu ont été divulguées suite à une réunion à huis clos au cours de laquelle le Premier ministre a souligné l’importance de ne pas divulguer ses remarques.

Au cours de la même réunion, Netanyahu a également tourné en dérision le chef de l’opposition, Isaac Herzog, qui n’a pas les compténces sécuritaires nécessaires pour diriger Israël.

Herzog a répliqué ensuite dans une interview à la radio militaire que le Premier ministre est « faible quand il s’agit d’actes, et fort que quand il s’agit des mots ».

Le chef du parti de l’Union sioniste a ajouté qu’il serait en mesure de renforcer la sécurité d’Israël, améliorer sa position internationale et même « obtenir une reconnaissance internationale du Gush Etzion » », une implantation dans le sud de Jérusalem.

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