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Netanyahu : Nous rétablirons la sécurité au nord, idéalement sans campagne générale

Visitant des troupes à Kiryat Shmona peu après des tirs de missiles, le Premier ministre a dit qu'Israël préférait ne pas élargir le conflit, mais ferait "ce qui est nécessaire"

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, rencontre des réservistes de Tsahal lors d'une visite à Kiryat Shmona, une ville située sur la frontière nord d'Israël, le 8 janvier 2023. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, rencontre des réservistes de Tsahal lors d'une visite à Kiryat Shmona, une ville située sur la frontière nord d'Israël, le 8 janvier 2023. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

En visite dans la ville de Kiryat Shmona, située à la frontière avec le Liban, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré lundi à des réservistes de Tsahal que si Israël préférait restaurer la sécurité dans la zone sans entrer en guerre totale contre le Hezbollah, le pays était toutefois prêt pour un éventuel conflit plus large.

« Le Hezbollah s’est mépris sur nous de façon majeure en 2006 et il est aussi en train de se méprendre sur nous en ce moment-même », a-t-il indiqué aux militaires appartenant à la 769e Brigade régionale, en référence à cet ancien conflit de 34 jours entre Israël et le puissant groupe terroriste chiite. « Le Hezbollah a commis une grave erreur à notre égard en 2006 et en commet une autre aujourd’hui », a poursuivi Netanyahu. « Il nous a comparés à une toile d’araignée », a-t-il ajouté.

Avant la guerre de 2006, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait décrit la société israélienne comme étant plus faible qu’une toile d’araignée.

Il a repris cette métaphore dans un discours prononcé en novembre : « Israël s’est révélé être un État faible, aussi fragile qu’une toile d’araignée, et il a besoin du soutien des Américains et des Occidentaux. »

Netanyahu a affirmé aux soldats que le Hezbollah savait que cette description n’était que pure fiction.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, s’adresse à des réservistes de Tsahal lors d’une visite dans la ville frontalière de Kiryat Shmona, dans le nord du pays, le 8 janvier 2024. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

« Il voit ici une puissance énorme, l’unité d’un peuple, une détermination à faire le nécessaire pour rétablir la sécurité dans le nord, et je vous le dis, c’est ma politique », a-t-il poursuivi.

Netanyahu s’est adressé aux soldats quelques heures après la frappe d’un missile antichar lancé par le Hezbollah sur la ville.

« Nous ferons tout pour rétablir la sécurité dans le nord et permettre à vos familles – car beaucoup d’entre vous sont originaires d’ici – de rentrer chez elles en toute sécurité tout en sachant qu’on ne peut pas se jouer de nous », a-t-il promis. « Nous ferons tout ce qui est nécessaire. »

« Bien sûr, nous préférerions que cela se fasse sans campagne générale, mais cela ne nous arrêtera pas », a affirmé le Premier ministre. « Nous leur avons montré ce qui arrive à leurs amis dans le sud, à titre d’exemple ; c’est ce qui se produira ici, dans le nord. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour rétablir la sécurité. »

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, prononçant un discours télévisé le 11 novembre 2023, alors que la guerre entre Israël et le Hamas fait rage à Gaza. (Crédit : Capture d’écran X ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Le Premier ministre était accompagné du ministre de l’Économie Nir Barkat, de son chef d’état-major Tzachi Braverman et de son secrétaire général militaire Avi Gil.

Alors que Netanyahu se trouvait à la frontière israélo-libanaise, des informations ont été publiées selon lesquelles un commandant de haut rang de la force d’élite Radwan du Hezbollah avait été victime d’une frappe mortelle.

Des sources libanaises ont déclaré que l’assassinat du commandant dans une frappe attribuée à Israël était un coup « dur » pour le groupe terroriste chiite libanais.

Les sources de sécurité l’ont identifié comme étant Wissam al-Tawil, le chef adjoint d’une unité au sein de la force Radwan. Elles affirment que lui et un autre terroriste du Hezbollah ont été tués lorsque leur voiture a été touchée lors d’une frappe sur le village libanais de Majdal Selm.

« C’est une frappe très douloureuse », a indiqué à Reuters l’une des sources de sécurité.

« Les choses vont s’embraser maintenant », a déclaré une autre source.

Le commandant « avait un rôle de premier plan dans la gestion des opérations du Hezbollah dans le sud », a expliqué à l’AFP un responsable de la sécurité requérant l’anonymat pour des raisons de sécurité, ajoutant qu’il « avait été tué dans un raid israélien visant sa voiture dans le sud ».

Le ministre de la Défense Yoav Gallant avec des troupes de l’armée israélienne, dans le centre de la bande de Gaza, le 2 janvier 2024. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Dimanche, le ministre de la Défense Yoav Gallant a déclaré au Wall Street Journal qu’Israël n’avait pas peur d’entrer en guerre contre le groupe terroriste du Hezbollah, soutenu par l’Iran, au Liban, si les choses venaient à se gâter.

Défendant la nécessité de la guerre d’Israël contre le Hamas à Gaza, Gallant a expliqué qu’elle servirait notamment à mettre en garde l’Iran et ses mandataires contre le lancement d’attaques similaires à l’avenir.

« Mon point de vue est le suivant : nous combattons un axe, pas un ennemi unique », a-t-il déclaré. « L’Iran développe sa puissance militaire autour d’Israël afin de l’utiliser. »

Depuis le 8 octobre, le Hezbollah et les factions terroristes palestiniennes qui lui sont alliées se livrent à des affrontements quotidiens à la frontière avec les troupes israéliennes, prenant pour cible des communautés civiles par des attaques de drones, de roquettes et de missiles et forçant des dizaines de milliers d’Israéliens à évacuer.

De la fumée s’élevant au-dessus du village de Khiam, à la frontière sud du Liban, après des frappes israéliennes, le 6 janvier 2024. (Crédit : Karim Daher/AFP)

L’escalade des combats le long de la frontière a fait quatre morts civils du côté israélien, ainsi que neuf soldats de Tsahal.

Avant la frappe de lundi, le Hezbollah avait recensé la mort de 153 de ses membres, tués par Israël dans les affrontements en cours, principalement au Liban mais aussi en Syrie. Au Liban, 19 autres membres d’autres groupes terroristes, un soldat libanais et au moins 19 civils, dont trois journalistes, ont été tués.

L’assassinat du chef terroriste du Hamas, Saleh al-Arouri, également attribué à Israël, dans la capitale libanaise de Beyrouth la semaine dernière, a ravivé les craintes d’une conflagration plus large, car il est le membre le plus haut placé à avoir été tué depuis le 7 octobre et parce que la frappe qui a causé sa mort est la première à frapper la capitale libanaise depuis le début des hostilités.

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