Netanyahu parle de sécurité, mais pas des affaires lors de la réunion du Cabinet
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Netanyahu parle de sécurité, mais pas des affaires lors de la réunion du Cabinet

Après sa mise en accusation, Netanyahu insiste sur les protestations en Iran, et ses ministres Likud éludent la question des primaires du parti lors de leur réunion hebdomadaire

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu préside la réunion hebdomadaire du cabinet à son bureau à Jérusalem, le 24 novembre 2019. (Sebastian Scheiner/Pool/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu préside la réunion hebdomadaire du cabinet à son bureau à Jérusalem, le 24 novembre 2019. (Sebastian Scheiner/Pool/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dirigé dimanche sa première réunion de cabinet depuis l’annonce de son inculpation pour corruption, sans mentionner ses déboires juridiques ou politiques au milieu du blocage politique d’Israël qui dure depuis des mois.

Les remarques de M. Netanyahu au début de la réunion se sont concentrées sur les coups de feu tirés sur une voiture de police dans le nord d’Israël ce week-end, sur des drones de la bande de Gaza et sur la menace que représente l’Iran pour la sécurité, sujet qu’il a souligné à maintes reprises ces derniers mois, qui rend la formation rapide d’un nouveau gouvernement indispensable.

« L’Iran n’attaque pas seulement ses voisins et nous, l’Iran attaque ses propres citoyens », a dit M. Netanyahu.

Le Premier ministre faisait référence aux grandes manifestations qui ont éclaté en Iran ce mois-ci après une hausse du prix de l’essence. Les autorités iraniennes ont fermé l’accès à Internet en réponse aux violentes manifestations, au cours desquelles Amnesty International a déclaré que plus de 100 personnes avaient été tuées.

« Ces dernières semaines, ils ont massacré des centaines de citoyens iraniens, a dit M. Netanyahu. « C’est un régime tyrannique par excellence dont le caractère et l’apparence véritable sont maintenant dévoilés au monde entier. »

Il a appelé les pays qui veulent « la paix et la stabilité dans notre région et dans le monde en général » à faire pression sur l’Iran et à soutenir les efforts israéliens pour mettre fin à « l’agression » iranienne.

Alors qu’ils arrivaient pour la réunion, les ministres du Likud de Netanyahu n’ont pas commenté les accusations portées contre lui et ont largement ignoré les questions des journalistes concernant la tentative du député Gideon Saar de défier le Premier ministre pour une primaire à la tête du parti.

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