Neuvième meurtre du mois dans une communauté arabe israélienne du nord d’Israël
La victime serait un homme d'une trentaine d'années. La dynamique des morts violentes, dans la communauté arabe israélienne, pourrait faire de 2026 une année plus sanglante encore que l'an dernier
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Un homme a été abattu près de l’entrée de Yafia, une ville arabe située au sud de Nazareth.
Selon les médias arabes, la victime, un homme d’une trentaine d’années, s’appelle Islam Rajeh Abu Ahmad.
Son assassinat porte à neuf le nombre des homicides commis au sein de la société arabe lors de la première semaine de février.
L’homme se trouvait dans un état critique lorsque les services de secours l’ont découvert dans les environs de la ville : ils l’ont évacué au plus vite à l’hôpital, qui a constaté le décès.
La police a annoncé l’ouverture d’une enquête pour retrouver les auteurs des faits. Aucun suspect n’a encore été interpelé.
La société arabe a connu une semaine particulièrement sanglante après deux homicides, un double homicide et deux triples homicides, qui ont coûté au total la vie à 10 personnes.
La multiplication des crimes mortels a déclenché des manifestations dans des villes et villages arabes ces dernières semaines, culminant, le week-end dernier, avec une importante manifestation arabo-juive à Tel Aviv exigeant que le gouvernement mette enfin un terme aux violences.
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, chargé de la police dans le cadre de ses fonctions, a convoqué une réunion d’urgence avec de hauts responsables policiers jeudi dans la soirée.
Lors de cette réunion tenue tard dans la nuit, il a imputé la hausse de la criminalité à la procureure générale Gali Baharav-Miara, l’accusant de « ne pas accorder à la police ce dont toute force de police dans un pays démocratique a besoin pour lutter contre le terrorisme criminel ».
Il a toutefois affirmé qu’il existait un « côté positif » à la situation.
« Nous devons reconnaître qu’il y a aussi un côté positif : depuis le début de l’année, on observe 20 % de meurtres en moins dans le secteur juif, 40 % de féminicides en moins et 66 % de meurtres de femmes juives en moins. »
Les homicides violents frappent les villes et villages arabes depuis plus de dix ans, mais la situation s’est fortement aggravée en 2023, première année du mandat de Ben Gvir, lorsque le nombre de meurtres a bondi à 244, soit plus du double de l’année précédente (116). Le chiffre a légèrement reculé en 2024 avant d’atteindre un nouveau sommet l’an dernier.
Le précédent record, établi en 2022, s’élevait à 126 meurtres.
Il y a eu 252 homicides enregistrés au sein de la communauté arabe israélienne en 2025. Il s’agit des chiffres les plus élevés jamais enregistrés.
Seuls trois de ces homicides concernaient des résidents de Jérusalem-Est. La grande majorité des victimes étaient des citoyens arabes résidant dans le nord et dans le centre d’Israël.
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