« Nous cherchons un prétexte pour raser Tel Aviv », affirme un responsable iranien
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« Nous cherchons un prétexte pour raser Tel Aviv », affirme un responsable iranien

Un ancien chef des Gardiens de la révolution islamique assure que Téhéran dispose d'informations "précises" sur les activités civiles et militaires américaines

L'ancien chef des Gardiens de la révolution Mohsen Rezaei (Crédit: AP Photo/Vahid Salemi)
L'ancien chef des Gardiens de la révolution Mohsen Rezaei (Crédit: AP Photo/Vahid Salemi)

Un ancien chef des Gardiens de la Révolution islamique a averti que l’Iran cherchait une excuse pour attaquer Israël et « raser Tel-Aviv », en accusant Israël d’avoir prétendument aidé les États-Unis à tuer le général iranien Qassem Soleimani.

S’adressant samedi à la chaîne de télévision libanaise al-Mayadeen, affiliée au groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, Mohsen Rezaei s’est vu demander si l’Iran mettrait à exécution ses précédentes menaces d’attaque contre Israël en cas de guerre avec les États-Unis.

« Vous ne devriez avoir aucun doute à ce sujet. Nous raserions Tel-Aviv à coup sûr. Nous cherchons un prétexte pour », a répondu Rezaei dans des remarques traduites par le Middle East Media Research Institute (MEMRI) et publiées lundi.

Celui qui officie comme secrétaire du Conseil de l’Expédition de l’Iran est considéré comme un homme politique de haut rang et un conseiller du Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei.

« S’ils (les Etats-Unis) font quelque chose, nous pouvons l’utiliser comme prétexte pour attaquer Israël, parce qu’Israël a joué un rôle dans le martyre du général Soleimani », a-t-il affirmé, reprochant à Israël d’avoir renseigné les Américains sur l’emplacement de Soleimani.

« Nous attendions que les Américains nous donnent un prétexte pour frapper Tel-Aviv, tout comme nous avons attaqué Ayn Al-Assad », a-t-il déclaré en faisant référence à la base militaire américaine en Irak, que l’Iran a frappée avec plusieurs missiles en représailles au meurtre de Soleimani.

Ce n’est pas la première fois que Rezaei menace de détruire des villes israéliennes.

« La vengeance de l’Iran contre l’Amérique pour l’assassinat de Soleimani sera sévère… Haïfa et les centres militaires israéliens seront inclus dans la riposte », avait-il menacé en janvier.

Suite à l’attaque iranienne sur la base américaine et aux menaces iraniennes répétées, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait mis en garde l’Iran contre une attaque contre Israël.

« Nous nous opposons fermement à ceux qui cherchent à nous tuer. Nous sommes déterminés et aurons recours à la force. Quiconque tente de nous attaquer recevra un coup dur en retour », a-t-il ainsi promis lors d’une conférence à Jérusalem.

Des fidèles scandent des slogans lors des prières du vendredi devant une bannière montrant le général Qassem Soleimani, à gauche, et le commandant de la milice chiite irakienne Abu Mahdi al-Muhandis, tués en Irak dans une attaque de drones américains le 3 janvier ; une autre bannière en persan indique : « Mort à l’Amérique », à la Grande Mosquée Imam Khomeiny à Téhéran, en Iran, le 17 janvier 2020. (Crédit : Bureau du Guide suprême iranien via AP)

Dans son interview de samedi, Rezaei a également fait savoir que l’Iran surveillait de près les troupes et les navires américains au Moyen-Orient et qu’il pourrait facilement les cibler dans un conflit.

« Naturellement, nous disposons d’informations précises, grâce à Allah. Toutes les bases américaines sont désormais sous notre surveillance. Tous les porte-avions américains sont sous notre contrôle », a-t-il assuré.

« Nous connaissons le nombre de navires américains dans l’océan Indien et la mer d’Oman, et leur position dans le golfe Persique, et ce qu’ils ont au Qatar et à Bahreïn, et [nous avons connaissance] de leur activité en Irak », a ajouté Rezaei.

Il a également affirmé que l’Iran a même suivi les soldats américains individuellement et a obtenu des informations sur les hôtels où ils ont séjourné, qui étaient leurs amis et même « là où ils se procurent leur viande et leur nourriture ».

« Nos informations sont très précises. Nous avons bombardé la base d’Ayn Al-Assad en nous appuyant sur des calculs précis. Nous savions que c’était un site très important pour les Américains que nous devions frapper », a-t-il déclaré.

Le Pentagone a fait savoir lundi que le nombre de militaires américains souffrant de traumatismes crâniens est passé à 109, tandis que d’autres soldats subissent les conséquences de l’attaque de missiles balistiques iraniens au début du mois dernier en Irak.

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