Nouvelle défaite du négationniste Faurisson contre Le Monde
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Nouvelle défaite du négationniste Faurisson contre Le Monde

La cour d'appel de Paris a de nouveau débouté jeudi le négationniste Robert Faurisson, 89 ans, face à la journaliste du Monde Ariane Chemin

Robert Faurisson. (Crédit : capture d'écran Youtube)
Robert Faurisson. (Crédit : capture d'écran Youtube)

La cour d’appel de Paris a de nouveau débouté jeudi le négationniste Robert Faurisson, 89 ans, face à la journaliste du Monde Ariane Chemin, qui l’avait qualifié de « menteur professionnel », de « falsificateur » et de « faussaire de l’histoire ».

En juin 2017, chose rare, le tribunal correctionnel de Paris avait retenu « l’exception de vérité », estimant que la journaliste apportait la preuve de la véracité de ses propos.

Mardi, la cour d’appel de Paris, saisie uniquement du volet civil du dossier puisque seul Robert Faurisson avait fait appel, a confirmé les dispositions civiles du jugement, qui l’avaient débouté de ses demandes pécuniaires.

En août 2012, dans le cadre d’une série d’articles revenant sur des épisodes de l’histoire du quotidien du soir intitulée « Le jour où Le Monde », le journal était revenu sur la publication d’une tribune du négationniste en 1978.

Pour cet article, Robert Faurisson avait d’abord poursuivi le journal et la journaliste pour injure publique, et avait été débouté, en première instance comme en appel. L’article a été de nouveau publié dans un ouvrage commémorant les 70 ans du Monde, en septembre 2014, et Robert Faurisson avait porté plainte pour diffamation.

A la lecture d’une série de décisions de justice concernant Robert Faurisson (en tant que partie civile et comme prévenu) rendues entre 1981 et 2014, le tribunal correctionnel de Paris avait estimé qu’il avait « bien été condamné pour avoir occulté et travesti la vérité historique ».

Robert Faurisson, qui conteste l’existence des chambres à gaz depuis des dizaines d’années, a déjà été condamné à plusieurs reprises pour contestation de crime contre l’humanité.

Il fut le premier justiciable français à être condamné en vertu de la loi Gayssot de 1990 visant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe. Loi qui, notait le tribunal correctionnel, confère à ceux qui persistent à contester l’existence de la Shoah et des chambres à gaz « la double qualité de délinquant et de menteur ».

« Je fais confiance à l’amour de la justice et de la raison du peuple d’Israël » affirme l’ancien ministre socialiste de la Justice Robert Badinter, ici à Paris, le 25 novembre 2013. (Crédit : Eric Feferberg/AFP)

Il avait intenté un procès à l’ancien ministre Robert Badinter, qui l’avait qualifié de « faussaire de l’Histoire », et avait été débouté en 2007.

Dans une affaire distincte, la cour d’appel de Paris a par ailleurs confirmé jeudi un jugement qui, en novembre 2016, avait condamné Robert Faurisson à une peine de 10 000 euros d’amende pouvant se transformer en emprisonnement en cas de non-paiement, pour négationnisme.

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