Nouvelles frappes en Syrie attribuées à Israël, 14 combattants iraniens morts
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Nouvelles frappes en Syrie attribuées à Israël, 14 combattants iraniens morts

Selon un observatoire, les bâtiments touchés près d'Alep étaient des dépôts d'armes pro-iraniens et des laboratoires de défense syriens ; d'autres raids ont eu lieu à Deir Ezzor

Un missile anti-aérien tiré sur Damas, le 27 avril 2020. (Capture d'écran Twitter)
Un missile anti-aérien tiré sur Damas, le 27 avril 2020. (Capture d'écran Twitter)

Tard lundi soir, des frappes attribuées à Israël ont pris pour cible des entrepôts d’armement situés à l’est d’Alep, dans le nord de la Syrie, ainsi que des bases abritant des milices à Deir Ezzor, à l’est du pays, a fait savoir un groupe de veille.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les sites visés à Alep étaient des entrepôts d’armes dirigés par les forces iraniennes et des milices soutenues par la République islamique, qui jouxtaient un laboratoire de défense syrien.

Ces raids ont entraîné des « explosions violentes » dans le secteur, selon ce groupe de veille basé à Londres.

D’autres frappes ont été rapportées à proximité de la ville d’el-Mayadine, dans la région de Deir Ezzor, selon l’Observatoire. Même si les responsables de l’attaque commise à Deir Ezzor restent indéterminés, le groupe a estimé qu’il était « probable » qu’il s’agisse d’Israël.

Ces raids semblent être les sixième et septième frappes attribuées à l’État juif contre des forces liées à l’Iran sur le territoire syrien au cours des deux dernières semaines. Il n’y a pas eu de réaction de la part de l’armée israélienne, qui commente rarement les opérations isolées transfrontalières.

Quatorze combattants iraniens et membres de milices alliées à ces forces ont été tués, a indiqué mardi l’OSDH.

Citant une source militaire, l’agence de presse officielle syrienne SANA a fait savoir que l’attaque commise aux abords d’Alep avait visé plusieurs « dépôts militaires » dans le secteur d’al-Safira, au sud-est de la ville.

« Le système de défense aérienne syrien a intercepté une agression israélienne à l’encontre d’un centre de recherche de la province d’Alep », a déclaré SANA.

Selon les services de renseignement occidentaux, le laboratoire de défense serait utilisé pour le développement d’armes chimiques, par le régime syrien et avec le soutien de l’Iran.

L’agence de presse syrienne a indiqué que plusieurs missiles avaient été interceptés par le système de défense aérienne du pays. Les analystes spécialistes de la sécurité considèrent généralement ce type d’affirmations comme exagérées, voire mensongères.

Un responsable syrien de la sécurité a affirmé à Sputnik, site d’information soutenu par le Kremlin, que l’aviation israélienne ayant mené l’attaque d’Alep venait de la région syrienne d’al-Tanf, sous contrôle militaire des États-Unis.

Des responsables des renseignements occidentaux ont indiqué à l’agence de presse Reuters que les milices soutenues par l’Iran avaient établi un certain nombre de bases et de quartiers-généraux dans la zone d’Alep, ainsi que des entrepôts de stockage d’armes avancées.

Ces informations portant sur les raids de lundi soir surviennent après des bombardements israéliens sur un dépôt de munitions du centre de la Syrie vendredi matin, qui ont provoqué une explosion massive, selon les médias syriens.

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