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Nucléaire: un regain d’intérêt dans le monde, à concrétiser

Globalement, le monde est passé de 440 réacteurs en fonctionnement en 2005, son maximum, à 410 aujourd'hui, recense l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)

Un ouvrier de la Compagnie israélienne d'électricité répare une ligne défectueuse, le 29 août 2020. (Crédit : Yossi Aloni/FLASH90)
Un ouvrier de la Compagnie israélienne d'électricité répare une ligne défectueuse, le 29 août 2020. (Crédit : Yossi Aloni/FLASH90)

Après avoir connu des fortunes diverses, l’énergie nucléaire connaît un regain d’intérêt dans plusieurs pays, sur fond d’urgence climatique et de besoins énergétiques, mais ce regain reste à concrétiser. Etat des lieux du recours à l’atome dans le monde.

Coup de frein post-Fukushima

L’énergie nucléaire génère environ 10% de l’électricité mondiale, dans 31 pays, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

L’atome a connu un coup de frein avec l’accident de la centrale de Fukushima au Japon en 2011.

L’Allemagne et la Suisse décident alors son abandon, la Chine ralentit son faramineux programme. L’Italie avait voté pour la sortie du nucléaire par référendum dès 1987 après Tchernobyl.

Globalement, le monde est passé de 440 réacteurs en fonctionnement en 2005, son maximum, à 410 aujourd’hui, recense l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

La production nucléaire totale a retrouvé en 2021 son plus haut niveau, mais la suite est incertaine: le parc vieillit et le nombre de chantiers lancés chaque année – 10 en 2022, dont la moitié en Chine – est loin du rythme des années 70-80. La seule année 1976 avait vu le lancement de 44 constructions.

Photo d’illustration : Sur cette photo du 10 février 2016, un membre de la délégation des médias portant une combinaison de protection et un masque regarde le bâtiment du réacteur n° 3 de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi de Tokyo Electric Power Co (TEPCO), ravagée par le tsunami, à Okuma, préfecture de Fukushima, au nord-est du Japon. (Toru Hanai/Pool Photo via AP, File)

Champions historiques

Les Etats-Unis restent la première puissance nucléaire civile, avec 93 réacteurs, le dernier ayant commencé à fonctionner en avril, mais leur âge moyen croît (42 ans).

Joe Biden y croit cependant pour atteindre 100% d’électricité « propre » en 2035 et le gouvernement compte soutenir la filière.

La France, avec 56 réacteurs (37 ans d’âge moyen), reste le pays le plus nucléarisé par habitant. Après avoir décidé de réduire la voilure, elle s’oriente vers un nouveau programme de six voire 14 réacteurs, le premier étant mis en service à horizon 2035-2037.

Dans l’intervalle, l’électricien EDF devra achever en Normandie son réacteur de nouvelle génération EPR, dont le chantier accuse 12 ans de retard.

La Grande-Bretagne, jadis pionnière, a neuf réacteurs qu’elle doit fermer progressivement. Elle prévoit huit nouvelles centrales d’ici 2050 mais la seule en construction, Hinkley Point C, a vu ses coûts s’envoler.

Deux grands pays actifs

Aujourd’hui, les vrais superactifs du nucléaire civil sont la Chine à domicile et la Russie à l’exportation.

En 2020-2022, sur les 25 chantiers lancés dans le monde (première coulée du béton du réacteur), tous se trouvaient soit en Chine, soit hors de Chine mais portés par l’industrie russe, analyse le World Nuclear Industry Status Report (WNISR), rapport d’experts indépendants basé sur des données publiques. En 2023, quatre constructions ont été lancées dont trois en Chine et une par le russe Rosatom en Egypte.

La Chine dépasse désormais la France avec 57 tranches sur son territoire; elle en a 24 autres en construction.

Si la Chine oeuvre à domicile, la Russie domine le marché international, avec 24 réacteurs en chantier dont 5 chez elle.

Réacteur nucléaire en Pologne. Illustration. (Crédit : Domaine public/WikiCommons)


Regain d’intérêt, à concrétiser

Sur fond de crise énergétique et climatique, d’autres pays expriment un intérêt renouvelé pour l’atome.

Par exemple la Suède ou les Pays-Bas. Le Japon lui-même a lancé une réflexion sur la construction éventuelle de nouveaux réacteurs et voté la prolongation des existants au-delà de 60 ans, mais 12 ans après Fukushima, la majorité du parc est encore à l’arrêt. Pour la Pologne, la République tchèque ou l’Inde, il s’agit de réduire leur dépendance au charbon.

En raison du coût et des risques, des pays restent résolument contre, comme la Nouvelle-Zélande. Ces divergences se retrouvent au sein de l’UE dans les vifs débats à Bruxelles sur le soutien à cette énergie. L’Allemagne a débranché ses trois derniers réacteurs en avril.

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