OLP : l’“annexion” de Jérusalem signifie la fin de la solution à 2 états
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OLP : l’“annexion” de Jérusalem signifie la fin de la solution à 2 états

Hanan Ashrawi affirme que le projet de loi sur le Grand Jérusalem visant à intégrer les implantations tue les espoirs d'un état palestinien indépendant

Une photo prise depuis l'implantation israélienne de Kedar montre l'implantation israélienne de Maale Adumim en Cisjordanie, le 26 octobre 2017. (Crédit : Thomas Coex/AFP)
Une photo prise depuis l'implantation israélienne de Kedar montre l'implantation israélienne de Maale Adumim en Cisjordanie, le 26 octobre 2017. (Crédit : Thomas Coex/AFP)

La direction palestinienne a dénoncé un projet d’Israël de placer les implantations en Cisjordanie sous la juridiction de Jérusalem, y voyant une « annexion » et un pas de plus vers « la fin de la solution à deux états ».

Yoav Kisch, député du Likud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a indiqué mercredi qu’une commission gouvernementale approuverait dimanche un texte appelé « Loi sur le grand Jérusalem ».

Il placerait sous la juridiction de la municipalité israélienne de Jérusalem des blocs d’implantations se trouvant au sud et à l’est de la ville, mais en Cisjordanie.

Une adoption par cette commission constituée de ministres ouvrirait la voie au débat parlementaire.

Palestinian politician Hanan Ashrawi (photo credit: Miriam Alster/FLASH90)
Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), en janvier 2012. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Hanan Ashrawi, une dirigeante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), ainsi que l’organisation israélienne anti-implantation La Paix maintenant ont dénoncé une « annexion » de fait de terres situées en territoire palestinien.

Le projet vise à perpétuer l’occupation israélienne, « légaliser la présence des colons extrémistes juifs sur le sol palestinien et parachever la coupure totale » entre Jérusalem Est et la Cisjordanie, a dit Ashrawi mercredi tard le soir dans un communiqué.

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem Est la capitale de l’état auquel ils aspirent.

« Ces agissements représentent la fin de la solution à deux états », c’est-à-dire la création d’un état palestinien coexistant avec Israël, a-t-elle ajouté.

Cette solution, référence de la communauté internationale pour résoudre le conflit israélo-palestinien, paraît de plus en plus compromise, a fortiori avec le refus du président américain Donald Trump de s’engager en sa faveur.

« Si elle est adoptée, cette loi constituera une annexion de fait et un pas résolu vers une annexion de droit », a réagi La Paix maintenant.

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