Vote sur l’absorption d’implantations par Jérusalem prévu la semaine prochaine
Rechercher

Vote sur l’absorption d’implantations par Jérusalem prévu la semaine prochaine

Benjamin Netanyahu a déjà fait savoir qu’il soutenait l'inclusion de Maale Adumim, de Beitar Illit, d’Efrat, et du Gush Etzion

L'entrée de l'avant-poste d'Oz VeGaon, dans le Gush Etzion, le 28 juin 2016. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)
L'entrée de l'avant-poste d'Oz VeGaon, dans le Gush Etzion, le 28 juin 2016. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Les ministres voteront la semaine prochaine sur les projets de loi concernant l’agrandissement des frontières municipales de Jérusalem et y inclure quatre implantations et un bloc d’implantations en Cisjordanie, qui abritent 100 000 israéliens.

La commission des Lois se réunira dimanche pour le projet de loi intitulé « Greater Jérusalem ».

Selon le quotidien Haaretz, ils ont pris connaissance de cette réunion mercredi matin.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déjà fait savoir qu’il soutenait l’absorption de Maale Adumim, de Beitar Illit, et d’Efrat, ainsi que du Gush Etzion par la municipalité de Jérusalem.

Il retirera également 100 000 Palestiniens des registres de recensement de la ville.

Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine, pendant une conférence de presse à Ramallah, en Cisjordanie, le 24 février 2015. (Crédit : Abbas Momani/AFP)
Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, pendant une conférence de presse à Ramallah, en Cisjordanie, le 24 février 2015. (Crédit : Abbas Momani/AFP)

Hanan Ashrawi, cadre de l’Organisation de libération de la Palestine l’OLP, ainsi que l’organisation israélienne anti-implantation La Paix Maintenant ont dénoncé une « annexion » de fait de terres palestiniennes.

Le projet vise à « légaliser la présence des colons extrémistes juifs sur le sol palestinien et parachever la coupure totale » entre Jérusalem Est et la Cisjordanie, a dit Ashrawi mercredi soir dans un communiqué. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem Est la capitale de l’état auquel ils aspirent.

« Ces agissements représentent la fin de la solution à deux états », a-t-elle ajouté. Cette solution, référence de la communauté internationale pour résoudre le conflit israélo-palestinien, paraît de plus en plus compromise, a fortiori avec le refus du président américain Donald Trump de s’engager en sa faveur.

« Si elle est adoptée, cette loi constituera une annexion de fait et un pas résolu vers une annexion de droit », a réagi La Paix maintenant.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...