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Opération Aube contre le Jihad islamique palestinien : les réactions internationales

Les Occidentaux rappellent le droit d'Israël à se défendre, tandis que les pays arabes condamnent l'État juif

Des roquettes palestiniennes tirées depuis la ville de Gaza en représailles aux précédentes frappes aériennes israéliennes, le 5 août 2022. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Des roquettes palestiniennes tirées depuis la ville de Gaza en représailles aux précédentes frappes aériennes israéliennes, le 5 août 2022. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

La flambée de violences entre l’armée israélienne et le groupe terroriste du Jihad islamique soutenu par l’Iran dans la bande de Gaza a suscité samedi des appels à la retenue de la communauté internationale.

Le général Hossein Salami, le chef des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, a affirmé que les Palestiniens n’étaient « pas seuls » dans leur lutte contre Israël.

« Aujourd’hui, toutes les capacités du jihad contre les sionistes sont sur place en formation unie pour travailler afin de libérer Jérusalem et faire respecter les droits des Palestiniens », a écrit dans un communiqué le général, dont le pays est le principal soutien du Jihad islamique.

Le président iranien Ebrahim Raïssi a également déclaré dans un communiqué qu’Israël avait « de nouveau montré au monde sa nature d’occupant et d’agresseur ».

Le chef des Gardiens de la révolution iraniens, le général Hossein Salami, s’exprime lors d’un rassemblement pro-gouvernemental à Téhéran, en Iran, le 25 novembre 2019. (Ebrahim Noroozi/AP)

L’Union européenne suit avec une « vive inquiétude » les violences dans la bande de Gaza et appelle toutes les parties à un « maximum de retenue » afin d’éviter une nouvelle escalade, a déclaré samedi le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

« Israël a le droit de protéger sa population civile, mais tout doit être fait pour empêcher un conflit plus large, qui affecterait avant tout les populations civiles des deux côtés et entraînerait de nouvelles victimes et davantage de souffrances », a insisté le porte-parole, Peter Stano, dans un communiqué.

Paris « condamne les tirs de roquettes sur le territoire israélien et réitère son attachement inconditionnel à la sécurité d’Israël », a réagi la porte-parole de la diplomatie française. La France appelle en outre « toutes les parties à la retenue pour éviter toute nouvelle escalade, dont les populations civiles seraient les premières victimes », a-t-elle ajouté.

« Le Royaume-Uni soutient Israël et son droit à se défendre », a déclaré la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss dans un communiqué.

« Nous condamnons les groupes terroristes qui ouvrent le feu sur des civils et la violence qui a fait des victimes des deux côtés », a ajouté Liz Truss, par ailleurs en campagne pour succéder à Boris Johnson à la tête du gouvernement britannique. « Nous appelons à une fin rapide de la violence », a-t-elle ajouté.

La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, s’exprime lors d’une conférence de presse le dernier jour du sommet des ministres des Affaires étrangères du G7 à Liverpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre, le 12 décembre 2021. (Crédit :
Jon Super / POOL / AFP)

La Russie s’est déclarée « profondément inquiète », appelant les deux parties à « la retenue ».

« Nous observons avec une profonde inquiétude l’évolution des événements, qui peuvent entraîner une reprise de la confrontation militaire à grande échelle et aggraver encore la situation humanitaire déjà déplorable à Gaza », a dit la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, dans un communiqué.

« Nous appelons toutes les parties impliquées à faire preuve d’une retenue maximale, à empêcher une escalade des opérations armées et à rétablir immédiatement un cessez-le-feu durable », a-t-elle ajouté.

La Ligue arabe a dénoncé samedi dans un communiqué ce qu’elle appelé « la féroce agression israélienne », en référence à l’opération Aube lancée vendredi après-midi contre le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a condamné « l’attaque menée par les forces d’occupation israéliennes contre la bande de Gaza ». Le royaume a affirmé « se tenir aux côtés du peuple palestinien frère » et appelé la communauté internationale à « assumer ses responsabilités pour mettre fin à l’escalade, fournir la protection nécessaire aux civils et faire tous les efforts pour mettre fin à ce conflit ».

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), formé des six monarchies du Golfe a condamné « l’agression militaire des forces d’occupation israéliennes » contre la bande de Gaza dans un communiqué de son secrétaire général Nayef al-Hajraf, qui a exhorté la communauté internationale à « agir d’urgence pour venir en aide aux civils, particulièrement les femmes et les enfants ».

La Turquie, proche du Hamas à la tête de Gaza, a condamné vendredi les frappes aériennes israéliennes dans la bande de Gaza et se dit « profondément préoccupée » par les dernières vagues de violence. « Nous condamnons fermement les frappes aériennes israéliennes sur Gaza le 5 août. Nous trouvons inacceptable que des civils, y compris des enfants, aient perdu la vie dans des attaques », a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué relayé par le Daily Sabah. « Nous sommes profondément préoccupés par la montée des tensions dans la région après les attentats. Nous soulignons la nécessité de mettre fin immédiatement à ces événements avant qu’ils ne se transforment en un nouveau conflit, et appelons à la retenue et au bon sens », indiquent les déclarations.

Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a exprimé vendredi « sa ferme condamnation et dénonciation de la [dernière] agression israélienne à Gaza ». Le Qatar donne des millions de dollars d’aide aux Palestiniens de Gaza, avec l’accord d’Israël.

Le ministère jordanien des Affaires étrangères a rejoint les critiques de Doha pour condamner les frappes aériennes israéliennes dans la bande de Gaza. Amman a appelé la communauté internationale à agir pour mettre un terme à l’escalade.

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