Rechercher

Palestiniens en grève de la faim : la Ligue arabe réclame une enquête de l’ONU

L'organisation panarabe appelle à la création d'une commission d'enquête internationale sur les “violations” alléguées contre les prisonniers

Sommet de la Ligue arabe à la station balnéaire de Sweimeh, en Jordanie, le 29 mars 2017. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)
Sommet de la Ligue arabe à la station balnéaire de Sweimeh, en Jordanie, le 29 mars 2017. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)

La Ligue arabe a réclamé jeudi l’envoi en Israël d’une « commission d’enquête internationale » pour étudier les « violations » présumées commises dans les prisons à l’encontre des Palestiniens, alors qu’environ un millier de détenus suivent une grève de la faim.

Depuis le 17 avril, environ un millier de Palestiniens incarcérés en Israël refusent de s’alimenter pour demander une amélioration de leurs conditions de détention.

Les Palestiniens affirment que 1 500 détenus refusent de se nourrir. Israël assure pour sa part que 300 d’entre eux ont accepté de mettre fin à leur mouvement et que le nombre de grévistes est de 920.

La Ligue arabe a condamné jeudi « les pratiques arbitraires et les violations graves à l’encontre des détenus palestiniens », selon une résolution adoptée lors d’une réunion extraordinaire des représentants permanents qui s’est tenue au siège de l’organisation au Caire.

Le texte appelle également « les Nations unies et ses institutions concernées à envoyer une commission d’enquête internationale pour étudier dans les prisons israéliennes les violations commises à l’encontre des détenus ».

Ahmed Aboul Gheit, dirigeant de la Ligue arabe, en avril 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Ahmed Aboul Gheit, dirigeant de la Ligue arabe, en avril 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Le secrétaire général de l’organisation panarabe Ahmed Aboul Gheit a par ailleurs salué jeudi une résolution de l’Unesco concernant Jérusalem. Le texte, adopté mardi par 22 voix contre 10 et 23 abstentions, a été entériné vendredi par le conseil exécutif de l’agence onusienne basée à Paris.

La résolution « rappelle que toutes les mesures […] prises par Israël, une puissance occupante, qui ont altéré ou visent à altérer le statut de la Ville sainte de Jérusalem », notamment la loi d’annexion de Jérusalem Est, sont « nulles et non advenues et doivent être annulées ».

Cette résolution « est une étape importante » pour « exposer au grand jour les pratiques israéliennes qui visent à changer le caractère de la ville sainte et modifier son statut juridique », a estimé Aboul Gheit.

Israël considère l’ensemble de Jérusalem comme sa capitale alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem Est la capitale de l’état auquel ils aspirent.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...