Peine de prison alourdie en appel contre un ex-magnat israélien
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Peine de prison alourdie en appel contre un ex-magnat israélien

Nochi Dankner avait manipulé à la hausse le prix des actions d'IDB Holding Corp à l'occasion d'une augmentation de capital en vue de réduire l'endettement de la société

L'homme d'affaires israélien Nochi Dankner arrive à la cour du district de Tel Aviv pour entendre sa condamnation, le 5 décembre 2016. (Crédit : Roy Alima/Flash90)
L'homme d'affaires israélien Nochi Dankner arrive à la cour du district de Tel Aviv pour entendre sa condamnation, le 5 décembre 2016. (Crédit : Roy Alima/Flash90)

La Cour suprême israélienne a alourdi mercredi en appel à trois ans de prison ferme la peine infligée pour malversations boursières à l’ancien homme d’affaires Nochi Dankner, autrefois considéré comme l’un des plus puissants entrepreneurs israéliens.

La Cour a aussi condamné M. Dankner à 800 000 shekels (environ 188 000 euros) d’amende pour les faits qui remontent à 2013 alors qu’il était président d’IDB Holding Corp, un des plus grands conglomérats israéliens. Ce jugement est définitif.

M. Dankner avait été condamné à deux ans de prison en première instance et il avait fait appel en espérant se voir infliger une peine moins lourde.

Il lui était notamment reproché d’avoir manipulé à la hausse le prix des actions du groupe à l’occasion d’une augmentation de capital de 320 millions de shekels (75 millions d’euros) en vue de réduire l’endettement de la société.

M. Dankner avait été écarté du contrôle de son groupe par ses créanciers fin 2013.

IDB chapeautait alors des dizaines de sociétés, dont une des plus importantes chaînes de supermarchés du pays (Shufersal), l’opérateur mobile Cellcom, une des plus grosses compagnies d’assurance (Clal) et un producteur de ciment.

La peine d’un an de prison infligée en première instance à Itaï Strum, un associé de Nochi Dankner, a elle aussi été alourdie d’un an par la Cour suprême.

Nochi Dankner, considéré comme un symbole du « capitalisme sauvage » à l’israélienne, a été une des principales cibles du mouvement social de l’été 2011 qui s’en était notamment pris aux magnats des affaires israéliens.

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