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Pessah : des Haredim chassent des clients d’un restaurant non-casher à Jérusalem

Plus d'une dizaine de manifestants ultra-orthodoxes ont manifesté contre la consommation du hametz à Pessah, effrayant les touristes mais glanant des soutiens

Des ultra-orthodoxes manifestent aux abords du restaurant Menza, à Jérusalem, le 10 avril 2023. (Capture d'écran : Twitter/Eran Ben Yehuda; used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)
Des ultra-orthodoxes manifestent aux abords du restaurant Menza, à Jérusalem, le 10 avril 2023. (Capture d'écran : Twitter/Eran Ben Yehuda; used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

Des ultra-orthodoxes ont manifesté devant un restaurant qui propose des menus non-casher à Jérusalem, cette semaine. Ils ont été accusés d’avoir chassé les clients qui désiraient manger dans l’établissement.

Tomer Kaiser, co-propriétaire du Menza, un restaurant gastronomique prisé, a raconté qu’une quinzaine ou une vingtaine d’individus portant l’habit ultra-orthodoxe avaient harcelé les clients, notamment des touristes, dans les journées de lundi et mardi.

« Les touristes qui mangeaient chez nous se sont levés et ils sont tout simplement partis », a déclaré Kaiser devant les caméras de la Douzième chaîne.

« Ils ont un peu effrayé les touristes, qui ont pris la fuite. Les clients étaient nerveux », a-t-il ajouté.

Des vidéos partagées par le leader local d’Avoda, Eran Ben Yehuda, montrent de petits groupes de haredim devant la terrasse du restaurant où sont installés les clients et à ses abords, scandant à voix forte la prescription religieuse qui interdit la consommation de hametz, ou produits alimentaires levés, pendant Pessah.

Certains brandissent des panneaux où le même message a été écrit. Un manifestant au moins est avec un petit enfant.

D’autres images montrent la terrasse du Menza remplie de clients réfugiés sous un auvent alors que les ultra-orthodoxes manifestent sous la pluie, avec un petit cordon d’agents de police séparant les deux parties.

Après que les vidéos de Ben Yehuda sont devenues virales, lundi, de nombreuses personnes ont afflué au restaurant, mardi, pour faire part de leur soutien alors que les manifestants faisaient leur retour.

La cuisine contemporaine offerte au Menza est résolument non-casher – au menu, des fruits de mer, du porc, des cheeseburgers au bacon ou des calamars. Le restaurant est aussi ouvert le samedi. Tandis que certains établissements ferment pendant Pessah, un grand nombre reste ouvert, notamment des établissements comme Iwo’s Meatburger, qui a annoncé, ce mois-ci, qu’il offrirait un petit pain casher pour Pessah pour son burger bacon-cheddar.

Des ultra-orthodoxes manifestant devant le restaurant Menza à Jérusalem, le 10 avril 2023. (Capture d’écran : Twitter/Eran Ben Yehuda; used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

Cela fait longtemps que les membres de la communauté ultra-orthodoxe réclament des lois restreignant la présence publique ou la vente de hametz à Pessah, qui se terminera mercredi soir en Israël. Les politiciens ont récemment adopté une loi interdisant l’entrée de produits levés dans les hôpitaux, remettant la problématique au premier plan, tandis que des jugements des tribunaux ont cherché à protéger les droits des citoyens désireux de passer outre les restrictions alimentaires imposées dans le cadre de la fête religieuse.

Les critiques -avec notamment des Israéliens religieux respectueux des lois de la casheroute – ont accusé les ultra-orthodoxes de coercition religieuse.

« Chez moi, tout est casher », a écrit Ben Yehuda sur Twitter. « Mais je ne suis pas prêt à vivre dans une ville où quelque chose comme ça est susceptible d’arriver ».

Il a ensuite posté une photo de lui en train de boire de l’eau – manifestement le seul produit alimentaire casher au menu de Pessah du Menza – à une table de la terrasse du restaurant.

Selon Kaiser, des manifestants ultra-orthodoxes avaient protesté aux abords du restaurant après son ouverture, en 2014, mais ils avaient arrêté depuis trois ans.

« Avant, on avait eu quelques problèmes avec eux pendant Pessah. Ils avaient arrêté une fois qu’ils avaient compris que nous ne céderions pas », a-t-il déclaré. « Quelle tristesse ».

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