Polémique russo-polonaise sur la IIe Guerre mondiale : l’UE soutient Varsovie
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Polémique russo-polonaise sur la IIe Guerre mondiale : l’UE soutient Varsovie

La Commission européenne rejette "toute fausse affirmation qui tente de déformer l'Histoire de la Deuxième Guerre mondiale ou de présenter les victimes [...] comme des coupables"

La commissaire européenne à la Justice et à l'Égalité des sexes, Vera Jourova, écoute une question lors d'une conférence de presse dans les locaux de la Commission à Bruxelles, en Belgique, le 12 juillet 2016. (Crédit : Darko Vojinovic / AP)
La commissaire européenne à la Justice et à l'Égalité des sexes, Vera Jourova, écoute une question lors d'une conférence de presse dans les locaux de la Commission à Bruxelles, en Belgique, le 12 juillet 2016. (Crédit : Darko Vojinovic / AP)

La Commission européenne a affiché sa solidarité avec la Pologne mercredi lors d’un débat au Parlement européen sur la « déformation » de l’Histoire et la mémoire de la Deuxième Guerre mondiale, à la suite d’une polémique entre Varsovie et Moscou.

« La Commission rejette totalement toute fausse affirmation qui tente de déformer l’Histoire de la Deuxième Guerre mondiale ou de présenter les victimes, comme la Pologne, comme des coupables », a déclaré à Strasbourg la commissaire européenne à la Justice Vera Jourova.

« La Commission ne tolérera pas ces attaques contre la Pologne et est pleinement solidaire de la Pologne et du peuple polonais », a-t-elle ajouté.

Le débat sur le thème « déformation de l’histoire européenne et mémoire de la Seconde Guerre mondiale » a été mis à l’ordre du jour à l’initiative du PPE (droite).

« Nous ne pouvons pas accepter la tentative de Poutine de réécrire l’Histoire », a averti l’Allemand Manfred Weber, patron du groupe PPE dans l’hémicycle.

En décembre, Varsovie et Moscou s’étaient rejetés mutuellement la responsabilité pour le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, s’accusant de « fausser » l’histoire et de « saper » les relations bilatérales, dans une série d’échanges de propos et communiqués officiels.

Dans une évocation des origines de la Seconde Guerre, le président russe Vladimir Poutine avait rejeté la responsabilité du conflit sur les puissances occidentales et la Pologne, avant de dénoncer une résolution du Parlement européen sur la « mémoire européenne » adoptée en septembre condamnant les atrocités commises par les régimes communiste et nazi.

« Nous devons souligner les horreurs commises par les deux régimes sans les mettre sur un pied d’égalité, en particulier la tragédie inimaginable du génocide organisé par l’Allemagne nazie », a déclaré mercredi Vera Jourova.

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