Pour son oncle, l’homme accusé de meurtres en Argentine est un ‘psychopathe’
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Pour son oncle, l’homme accusé de meurtres en Argentine est un ‘psychopathe’

Pour Moshe Pereg, son neveu Gil était un étudiant de "génie" du Technion, mais une dépression nerveuse non-diagnostiquée en 2006 l'a entraîné dans une spirale infernale

Moshe Pereg, l'oncle de Gil Pereg accusé d'avoir tué sa mère et sa tante en Argentine, s'adresse à des journalistes à Tel Aviv, le 28 janvier 2019. (Crédit : capture écran Hadashot)
Moshe Pereg, l'oncle de Gil Pereg accusé d'avoir tué sa mère et sa tante en Argentine, s'adresse à des journalistes à Tel Aviv, le 28 janvier 2019. (Crédit : capture écran Hadashot)

L’oncle de l’Israélien accusé d’avoir assassiné sa mère et sa tante plus tôt ce mois-ci pense que son neveu est coupable des meurtres. Il le décrit comme « un menteur pathologique et psychopathe ».

Moshe Pereg a indiqué lors d’une conférence de presse lundi que son neveu Gil Pereg, âgé de 36 ans, avait des problèmes mentaux et financiers et qu’il vivait dans des conditions sordides, entouré de dizaines de chats.

Gil Pereg a été mis en examen pour meurtre vendredi. Des restes des corps de sa mère, Pyrhia Sarusi, et de sa sœur, le Dr. Lily Pereg, ont été retrouvés chez lui dans la ville de Mendoza.

« C’est un vrai génie, il a toujours été un excellent étudiant et a d’ailleurs obtenu une licence et un master à la Technion », a déclaré son oncle aux journalistes. Mais son comportement a changé radicalement en 2006, indique-t-il. « Je pense qu’il a été victime d’une dépression nerveuse, qui n’a pas été diagnostiquée. »

D’après Moshe Pereg, son neveu, après sa dépression, s’est tourné vers les paris et jeux en ligne et a fini par contracter une dette importante. Malgré les aides financières, son oncle explique qu’il « vivait comme un sans-abri » dans une petite maison, au milieu d’une dizaine de chats.

Gil Pereg, arrêté pour la disparition de sa mère et de sa tante en Argentine, 26 janvier 2019 (Crédit : capture d’écran YouTube via Mendoza Post)

« Il possède de nombreux chats et s’en occupent beaucoup. Il se soucie plus d’eux que de lui-même. »

Lorsqu’il s’est rendu en Argentine le 19 janvier alors que les autorités du pays recherchaient ses sœurs, Moshe Pereg indique qu’il a appelé Gil à coopérer avec la police locale.

« J’essayais de comprendre comment il vivait, et ce qu’il s’est exactement passé », a-t-il expliqué. « Gil comprenait qu’il était le suspect n°1 dans l’enquête, mais soutenait que la police le maltraitait. »

« Je savais qu’il cachait quelque chose. Gil disait qu’il ne voulait pas coopérer avec la police car ils avaient retourné sa maison. Je lui ai donc demandé : ‘qu’est-ce qui compte le plus, tes chats ou ta mère ?' »

« Et il m’a répondu : ‘mes chats comptent plus pour moi.' »

Dr. Lily Pereg (à gauche) et sa soeur Pryhia Sarussy disparues à Mendoza, en Argentine, en janvier 2019. (Crédit : GoFundMe photo)

Moshe Pereg indique que son neveu n’avait pas su donner d’explications convaincantes sur la présence de sa mère et de sa tante sur des images de vidéosurveillance les montrant pénétrer chez lui, sans jamais en ressortir.

Il a qualifié son neveu de « menteur pathologique et psychopathe. »

« Mes deux sœurs étaient des femmes qui n’œuvraient que pour le bien, elles n’ont jamais fait de mal à personne. »

Sarusi et sa sœur, professeure agrégée de microbiologie à l’Université de la Nouvelle-Angleterre en Australie, rendaient visite à Gil à Mendoza pour la première fois.

D’après des médias locaux, Gil Pereg aurait créé cinq sociétés au nom de sa mère.

La dernière communication des femmes avec leurs familles en Israël et en Australie a eu lieu le vendredi 11 janvier à 2h30 du matin.

Pereg, 36 ans, a été arrêté vendredi après la découverte de taches de sang sur une chemise et un sac de ciment dans sa maison à Mendoza, dans le nord-ouest du pays. Les policiers auraient également retrouvé quatre armes à feu, ainsi que des euros, des dollars et des pesos pour une valeur totale de 80 000 dollars, ainsi que des dizaines de chats et de chiens.

Selon des médias argentins, le domicile de Pereg n’avait ni électricité, ni eau courante, ni chambre. Ses voisins l’ont décrit comme un ermite.

Des enquêteurs se rendent au domicile de Gil Pereg à Mendoza, en Argentine, le 26 janvier 2019. (Capture d’écran : YouTube)

Samedi, la police argentine retrouvait les corps de Pereg et Sarusi dans une tombe peu profonde creusée à l’arrière du domicile de Gil Pereg.

La procureure Claudia Rios a déclaré que Pereg avait été inculpé d’homicide aggravé dans la mort de sa mère et d’homicide simple dans celle de sa tante, selon le Mendoza Post. Rios a expliqué aux journalistes qu’après son arrestation, Pereg avait menacé de se suicider s’il n’était pas autorisé à rentrer chez lui pour nourrir ses chats.

Pereg a été soumis à une évaluation psychologique par crainte qu’il ne tente de se faire du mal et a été transféré à la prison de Boulogne sur Mer, selon le rapport.

Les résultats d’autopsie publiés dimanche indiquent qu’au moins l’une des victimes avait reçu une balle, l’autre montrait des signes de violence physique. Les preuves ADN trouvées sur les lieux ont été corroborées par des images montrant trois personnes se rendant au domicile de Gil Pereg, mais une seule personne en ressortant, a indiqué Rios.

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