Israël en guerre - Jour 263

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Pramila Patten aux victimes sexuelles du Hamas : « brisez le silence car votre silence constituera une autorisation pour les coupables »

"Le monde a besoin de comprendre ce qui s'est vraiment passé le 7 octobre", a déclaré la représentante spéciale des Nations unies en visite en Israël

La représentante spéciale de l'ONU sur les violences sexuelles dans les conflits, Pramila Patten, au centre, rencontrant la Première dame Michal Herzog et le président Isaac Herzog, à Jérusalem, le 29 janvier 2024. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)
La représentante spéciale de l'ONU sur les violences sexuelles dans les conflits, Pramila Patten, au centre, rencontrant la Première dame Michal Herzog et le président Isaac Herzog, à Jérusalem, le 29 janvier 2024. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)

Le président Isaac Herzog et la Première dame Michal Herzog ont rencontré lundi à Jérusalem Pramila Patten, la représentante spéciale des Nations unies sur les violences sexuelles dans les conflits, qui se trouve en Israël pour enquêter sur une vague de récits et de témoignages de violences sexuelles commises par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre.

Patten est arrivée en Israël avec une équipe chargée d’enquêter sur les nombreuses accusations de viol et d’agression sexuelle sur des Israéliennes ce jour-là. Elle a appelé les victimes, les survivants et les témoins à se manifester et à lui parler de leur expérience.

« J’ai un message pour les survivants, j’ai un message pour les familles des victimes et un autre pour les témoins : s’il vous plait, brisez le silence car votre silence constituera une autorisation pour les coupables », a déclaré Patten au cours d’un entretien avec la Première dame.

« Nous sommes là pour vous écouter en toute sécurité et confidentialité (…). Le monde a besoin de comprendre ce qui s’est vraiment passé le 7 octobre », a-t-elle insisté, selon un communiqué de la présidence.

Patten a déclaré que les survivants ne devraient pas être stigmatisés, mais que « la stigmatisation, la honte, est du ressort des auteurs ».

Elle a ajouté que le monde leur doit « plus que de la solidarité ».

« Nous voulons vraiment faire en sorte que justice soit rendue au bout du compte et que nous mettions un terme à ce crime odieux. »

Pramila Patten, représentante spéciale de l’ONU chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit. (Crédit : Bureau de la représentante spéciale du secrétaire général sur la violence sexuelle dans les conflits/ONU)

Des accusations de viols, violences sexuelles, mutilations génitales, pédophilie et nécrophilie ont émergé ces dernières semaines à l’encontre des terroristes du groupe terroriste palestinien du Hamas, lors de l’attaque sur le sud d’Israël le 7 octobre.

Ces accusations, niées par le Hamas, sont appuyées par des témoignages de plus en plus nombreux, relayés notamment par une enquête approfondie du New York Times fin décembre.

Israël a accusé les organisations internationales de défense des droits des femmes, ainsi que les Nations unies, de réagir de façon insuffisante et tardive à ces accusations.

La visite de Patten s’inscrit dans un contexte où « les organes des Nations unies (…) ignorent les rapports sur les cas effroyables qui ont été découverts », a déclaré lundi le ministère des Affaires étrangères israélien dans un communiqué.

Au cours de sa visite, Patten doit rencontrer « des survivants, des témoins, des professionnels de santé et des représentants de la police et d’autres forces de sécurité, afin de recueillir des preuves des violences sexuelles commises par le Hamas à l’encontre de femmes et d’hommes lors de l’attaque du 7 octobre », poursuit le texte.

Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, avait expliqué début janvier que Patten ne mènerait pas une « enquête » en tant que telle au cours de sa visite.

« Elle rendra compte de ce qu’elle a vu et entendu, dans le cadre de son mandat pour la lutte contre l’utilisation atroce et grandissante des violences sexuelles lors de combats, et pour donner une voix onusienne à ce qui s’est passé le 7 octobre et ensuite. »

Interrogée par l’AFP en décembre, la juriste Ruth Halperin-Kaddari, ex-cheffe du Comité onusien pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), avait elle aussi déploré la timidité et la lenteur du CEDAW et de l’organisation ONU Femmes à condamner ses violences.

Aucune de ces organisations « n’a mentionné que, [le 7 octobre], les violences sexuelles contre les femmes avaient été systématiques, intentionnelles et délibérées, ce qui revient à (…) utiliser le viol comme arme de guerre », avait déclaré à l’AFP Halperin-Kaddari.

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