PregnanTech crée un anneau en silicone pour empêcher les naissances prématurées
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PregnanTech crée un anneau en silicone pour empêcher les naissances prématurées

L'anneau, qui ressemble à un bouchon de bouteille troué, s'accroche au col de l'utérus et le maintient allongé et fermé même en cas de contractions ; essai clinique en cours

Les bébés prématurés présentent des risques élevés face à divers problèmes de santé. (Crédit : Shutterstock)
Les bébés prématurés présentent des risques élevés face à divers problèmes de santé. (Crédit : Shutterstock)

La startup israélienne PregnanTech a annoncé avoir mis au point un anneau en silicone qui, lorsqu’il est placé dans le vagin et fixé haut autour du col de l’utérus, peut contribuer à empêcher les naissances prématurées.

L’anneau en silicone, appelé « Lioness » et ressemblant à un bouchon de bouteille avec un trou au milieu, s’accroche au col de l’utérus avec le même niveau d’efficacité que les solutions chirurgicales existantes au problème, et reste en place malgré la pression et les contractions, maintenant le col de l’utérus allongé et fermé, contribuant ainsi à stopper la dilatation du col et à prévenir les naissances prématurées. La procédure non chirurgicale d’insertion de l’anneau ne prend que quelques minutes dans un cabinet médical ou une clinique, a expliqué l’entreprise dans un communiqué.

La naissance prématurée est le problème le plus courant et le plus coûteux en obstétrique, et la prévalence de ces naissances n’a pas changé depuis des décennies. Elle est due à un ramollissement du col de l’utérus, à la pression et à une cascade biomécanique du fœtus. Chaque année, environ 15 millions de bébés prématurés naissent dans le monde, ce qui représente environ 5 à 12 % de toutes les naissances dans les pays développés, et jusqu’à 18 % des naissances dans les autres pays. Environ 1 million de ces nouveau-nés ne survivent pas. Ceux qui survivent souffrent souvent de handicaps qui ont un effet important non seulement sur leur qualité de vie, mais aussi sur leur famille.

À ce jour, il n’existe aucune solution médicale efficace pour prévenir le phénomène, et le coût des soins aux nouveau-nés prématurés est environ dix fois plus élevé que celui des soins pour un bébé né à terme, soit 49 000 dollars contre 4 500 dollars pour un nouveau-né à terme, souligne PregnanTech.

Le point cervical est un traitement couramment utilisé pour traiter la faiblesse du col de l’utérus, c’est-à-dire lorsque celui-ci commence à raccourcir et à s’ouvrir trop tôt pendant la grossesse, ce qui provoque soit une fausse couche tardive, soit une naissance prématurée. Lors de cette procédure, un fil de suture solide est cousu dans et autour du col de l’utérus, généralement entre les semaines 12 et 14 de la grossesse, avant d’être retiré vers la fin du terme. L’intervention se fait sous anesthésie locale, généralement avec un blocage rachidien. Elle est généralement pratiquée en ambulatoire, par un obstétricien ou un gynécologue.

Une illustration du placement de l’anneau en silicone de PregnanTech. (Autorisation)

La startup mène actuellement un essai clinique de sécurité chez les femmes sur le point de subir une hystérectomie. L’année prochaine, un essai clinique chez les femmes enceintes à risque d’accouchement prématuré est prévu au King’s College Hospital de Londres, selon le communiqué.

PregnanTech a été fondée en 2018 par le Dr David Shashar, en collaboration avec une équipe de gynécologues et d’obstétriciens du centre médical Sheba en Israël et d’ingénieurs de Trendlines Labs. L’investissement initial dans la société a été réalisé par le Trendlines Group, une entreprise qui investit dans les secteurs médicaux et agroalimentaires et qui fait incuber des jeunes pousses.

PregnanTech’s Lioness, un anneau en silicone qui se place sur le col utérin pour empêcher les naissances prématurées. (Autorisation)

« Chaque semaine supplémentaire dans l’utérus est cruciale pour le développement du fœtus, et une seule semaine supplémentaire peut faire la différence entre un bébé qui grandit en bonne santé et un bébé qui souffre de divers problèmes au cours de sa vie », rappelle le PDG de la start-up, David Shashar. « Entre 9 et 17% de toutes les grossesses sont à risque de naissance prématurée. Il s’agit d’un marché cible important. Il n’y a pas de solutions efficaces aujourd’hui et les systèmes de santé en ont désespérément besoin. Des médecins de premier plan en Israël et dans le monde entier voient notre produit comme une percée ».

David Shashar a obtenu son diplôme de médecine à l’université hébraïque de Jérusalem et dispose d’une spécialisation en obstétrique et gynécologie. Il est titulaire d’un Executive MBA de la Kellogg-Recanati Business School et d’un MSc en ingénierie biomédicale du Technion-Israel Institute of Technology.

Avant de diriger PregnanTech, M. Shashar était directeur médical des plateformes de collaboration multidisciplinaire du centre médical Sheba, dont la mission était d’aligner les médecins et les ingénieurs de l’industrie médicale et du milieu universitaire israéliens afin de développer des solutions technologiques médicales rentables et innovantes pour répondre aux problèmes cliniques urgents.

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