Qaher Hahash : le premier mannequin arabe israélien recruté par une agence israélienne
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Qaher Hahash : le premier mannequin arabe israélien recruté par une agence israélienne

Le jeune mannequin critique la situation politique et non la société israélienne qui l'emploie

Qaher Harhash (Crédit: Facebook/Qaher Harhash)
Qaher Harhash (Crédit: Facebook/Qaher Harhash)

Qaher Hahash, 17 ans, est né et vit à Jérusalem-est. Il travaille aujourd’hui pour l’agence Roberto Personnal Management située à Tel Aviv, rapporte France Info.

Dans un témoignage délivré à France Info, le jeune homme explique sa volonté de se démarquer, de prendre du recul sur le conflit israélo-palestinien.

« Je traverse la même chose que tous les Palestiniens, je passe par les checkpoints, je passe les barrières, les contrôles, je ne suis pas toujours bien traité, donc travailler avec une agence israélienne, c’est important pour moi. Je veux montrer aux gens que tous les Israéliens ne sont pas mauvais, et que les Palestiniens peuvent travailler avec des Israéliens ,» reconnait le mannequin reconnait le mannequin dans un anglais impeccable.

Le mannequin souhaite faire carrière à l’étranger. Ayant déjà foulé les podiums de Milan, il dit qu’à l’étranger, il est perçu comme quelqu’un de « normal », loin du conflit politique.

« Je ne suis pas vu comme un Palestinien, je suis vu comme ce que je veux être ». Sa volonté est que les gens considèrent qu’être Palestinien n’est pas politique.

Quaher Harach s’en prend ouvertement à la situation politique. Depuis la recrudescence des actes terroristes en Israël depuis octobre dernier, les tensions ne permettent pas au jeune homme de travailler normalement.

« De grandes marques israéliennes ont voulu travailler avec moi, mais à cause des attaques au couteau, et tout ce qui s’est passé les derniers mois, les contrats ont été annulés, ils ont eu peur de faire une mauvaise publicité des marques dans ce contexte, ce qui est d’un coté intelligent, je l’ai accepté, et je ne le prends pas comme du racisme, je blâme la situation politique ».

Quaher Harach, au carrefour des influences, ne semble pas vouloir prendre parti pour l’un des deux camps mais dénonce la réalité du conflit qui affecte tous les citoyens.

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