Israël en guerre - Jour 150

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L’entrée en vigueur de la trêve confirmée ; Israël a contacté les familles de 13 otages

Une pause temporaire dans les combats est prévue à partir de 7 heures du matin, le premier groupe d'Israéliens devrait être libéré à 16 heures

Une femme devant des photos d'otages détenus à Gaza, exposées à Ramat Gan, le 22 novembre 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP Photo)
Une femme devant des photos d'otages détenus à Gaza, exposées à Ramat Gan, le 22 novembre 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP Photo)

Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar a déclaré jeudi après-midi que la trêve temporaire entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas entrerait en vigueur vendredi à 7h, tandis qu’un premier groupe de 13 otages israéliens serait libéré vendredi à 16h.

Le bureau du Premier ministre a confirmé qu’Israël avait reçu une « première » liste de noms de personnes enlevées qui devraient être libérées. « Les responsables examinent la liste en détails et sont actuellement en contact avec toutes les familles », a-t-il déclaré dans un communiqué.

L’aile armée du Hamas a également annoncé qu’une trêve entrerait en vigueur vendredi matin et durerait quatre jours. « Dans quatre jours, 50 [otages] seront libérés », ont déclaré les Brigades Ezzedine al-Qassam, confirmant des informations en provenance d’Israël selon lesquelles trois Palestiniens emprisonnés seront libérés en échange de chaque otage israélien.

Il avait été précédemment entendu que la pause dans les combats ne commencerait qu’après la libération du premier groupe d’otages israéliens.

L’accord, conclu sous la médiation du Qatar et des États-Unis, prévoit la libération par le Hamas de 50 femmes et enfants israéliens pris en otage le 7 octobre, sur quatre jours, en échange d’une accalmie des combats pendant cette période et de la libération de 150 prisonniers palestiniens détenus par Israël pour des délits de terrorisme ou sécuritaires, tous femmes ou mineurs.

L’accord permettra également un afflux de carburant et de fournitures humanitaires à Gaza pendant la trêve, une première depuis que le Hamas a déclenché la guerre il y a près de sept semaines, lorsque ses terroristes se sont déchaînés dans le sud d’Israël le 7 octobre, massacrant 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et prenant au moins 240 otages.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari, fournissant des détails sur un projet de libération d’otages, lors d’une conférence de presse, à Doha, le 23 novembre 2023. (Crédit : Capture d’écran CNN ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari, a déclaré que Doha avait reçu la liste des noms des civils que le groupe terroriste libérerait au premier jour de l’accord.

L’accord devait initialement entrer en vigueur jeudi matin, avant d’être soudainement reporté tard dans la nuit de mercredi à jeudi, le président du Conseil de sécurité nationale (NSC) d’Israël, Tzahi Hanegbi, ayant déclaré que la libération des otages ne commencerait pas avant vendredi.

Alors que l’armée israélienne avait prévu d’arrêter les opérations de combat jeudi, Israël a indiqué qu’elle continuerait comme d’habitude jusqu’à ce que l’accord entre en vigueur.

Avant l’annonce du Qatar, un reportage non vérifié de la BBC affirmait que le Hamas profitait de l’occasion pour formuler de nouvelles exigences, sans préciser lesquelles.

Le Wall Street Journal a rapporté que les nouvelles exigences du Hamas comprenaient une stipulation selon laquelle les otages libérés de Gaza devaient être transférés directement en Égypte, et non à la Croix-Rouge, comme cela avait été indiqué précédemment. Aucune raison n’a été fournie.

Après avoir appris ce retard, al-Ansari a rapporté que le Qatar continuait à travailler, avec les États-Unis, pour « assurer le démarrage rapide de la trêve et fournir ce qui est nécessaire pour garantir l’engagement des parties à l’égard de l’accord ».

Bien qu’Israël n’ait fourni aucune raison publique expliquant pourquoi l’accord avait été retardé, plusieurs informations non confirmées ont émergé.

S’adressant à CNN, un fonctionnaire israélien a déclaré que le retard était dû à « des problèmes de mise en œuvre assez mineurs ». Les États-Unis ont fait écho à cette affirmation. Adrienne Watson, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, a déclaré au Wall Street Journal que les parties concernées ne faisaient que régler les « derniers détails logistiques », ajoutant que l’objectif premier des États-Unis était de s’assurer que les otages soient ramenés chez eux sains et saufs.

Des photos des civils retenus en otage par les terroristes du Hamas à Gaza, dans une rue de Jérusalem, le 22 novembre 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Des responsables égyptiens ont déclaré au Wall Street Journal que le retard était dû au fait que le Hamas n’avait pas fourni la liste complète des noms des otages à libérer et qu’il n’avait pas signé l’accord.

S’adressant à l’AFP jeudi matin, un responsable palestinien a déclaré qu’un différend concernant l’implication du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans l’accord était en partie responsable du retard.

Ce responsable, proche des négociations, a déclaré que des questions avaient été soulevées sur l’accès de l’institution d’aide humanitaire aux otages avant qu’ils ne soient relâchés en Égypte, et sur le fait de savoir si la Croix-Rouge aurait accès aux otages demeurant à Gaza, une clause que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé être incluse dans l’accord, mais qui n’a pas été confirmée. Le CICR s’est dit ne pas être au courant d’un tel accord.

S’adressant au ministre britannique des Affaires étrangères, David Cameron, lors de sa visite de guerre en Israël jeudi après-midi, Netanyahu s’est montré confiant quant à l’aboutissement de l’accord.

Des personnes manifestant pour demander au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) d’agir pour la libération des otages enlevés par le Hamas le 7 octobre et actuellement détenus dans la bande de Gaza, devant les bureaux du CICR, à Tel Aviv, le 9 novembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

« Nous espérons faire sortir nos otages – ce n’est pas sans difficultés, mais nous espérons faire sortir cette première tranche et nous nous engageons à faire sortir tout le monde », a-t-il déclaré.

Israël espère également que le nombre final d’otages libérés par le Hamas au cours de la trêve sera supérieur aux 50 otages prévus par l’accord initial. Le Hamas a fait savoir qu’il profiterait de cette pause pour tenter de remettre la main sur d’autres femmes et enfants otages détenus par diverses cellules, et les deux parties ont convenu que chaque libération de 10 otages supplémentaires entraînerait une nouvelle journée d’accalmie. Les autorités israéliennes estiment que le groupe terroriste pourrait localiser une trentaine de mères et d’enfants israéliens supplémentaires.

Si l’accord entre en vigueur selon les termes de l’accord actuel, chaque groupe d’otages libérés par jour par le Hamas sera transféré en Israël via l’un des poste-frontières de Gaza.

Après avoir reçu la preuve que les otages relâchés sont bien les citoyens israéliens spécifiquement désignés, Israël libérera le groupe de prisonniers palestiniens qui a été convenu en amont.

Après avoir été accueillis du côté israélien, les otages libérés subiront un bref examen médical, puis seront transportés par avion vers des hôpitaux, où ils retrouveront leur famille.

Israël a promis de ne pas lancer d’action militaire pendant la trêve, mais a déclaré que si le Hamas violait le « cessez-le-feu » et attaquait les soldats stationnés dans la partie nord de la bande de Gaza, les troupes seraient autorisées à riposter.

Israël a l’intention de profiter de cette pause pour planifier les prochaines étapes de la guerre.

Le cabinet de guerre israélien s’est engagé à poursuivre son effort de guerre – avec pour objectifs déclarés de détruire le Hamas et d’obtenir le retour de tous les otages – après la fin de la trêve dans les combats.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Yoav Gallant et le ministre du cabinet de guerre Benny Gantz, lors d’une conférence de presse organisée au siège du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 22 novembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Lors d’une conférence de presse tenue mercredi soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti que le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, pourrait « essayer toutes sortes de ruses » et a déclaré que le gouvernement était préparé à cette éventualité.

Il a souligné que le cessez-le-feu convenu avec le Hamas ne s’appliquait pas aux chefs du Hamas à l’étranger, déclarant qu’il n’y avait « aucune obligation de ce type ». Il a ajouté qu’il avait « donné pour instruction » à l’agence de renseignement du Mossad de les prendre pour cible « où qu’ils se trouvent ».

Le ministre de la Défense Yoav Gallant a fait écho à l’avertissement de Netanyahu.

« Vous pouvez faire savoir [aux dirigeants du Hamas] qu’ils vivent en sursis », a-t-il répondu à un journaliste.

« Pour ma part, la lutte contre le Hamas s’étend au monde entier, des terroristes qui se déplacent avec une kalachnikov en treillis et combattent [nos] soldats sur le terrain à ceux qui voyagent dans des avions de luxe et se divertissent pendant que les actions de leurs émissaires sont perpétrées contre des femmes et des enfants. Ils risquent tous la mort. »

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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