Raid attribué à Israël contre un site de fabrication d’armes iraniennes – médias
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Raid attribué à Israël contre un site de fabrication d’armes iraniennes – médias

"Le site visé dimanche est un atelier supervisé par les Iraniens, où sont fabriqués des missiles sol-sol à courte portée", a affirmé l'OSDH

Capture d'écran d'une vidéo censée montrer les conséquences d'une frappe israélienne présumée sur un centre de recherche dans la région de Masyaf, au nord-ouest de la Syrie, le 22 juillet 2018. (Capture d'écran : Twitter)
Capture d'écran d'une vidéo censée montrer les conséquences d'une frappe israélienne présumée sur un centre de recherche dans la région de Masyaf, au nord-ouest de la Syrie, le 22 juillet 2018. (Capture d'écran : Twitter)

Un raid aérien attribué à Israël a visé dimanche une « position militaire » du régime de Bachar al-Assad dans l’ouest de la Syrie, ont rapporté les médias d’Etat syriens.

« Une de nos positions militaires à Massyaf a essuyé une agression aérienne israélienne », a rapporté l’agence de presse officielle Sana, citant une source militaire qui rapporte « uniquement des dégâts matériels ».

Une porte-parole de l’armée israélienne s’est refusée à tout commentaire. L’Etat hébreu confirme rarement ses incursions militaires chez son voisin syrien, avec qui il est officiellement en état de guerre.

« Le site visé dimanche est un atelier supervisé par les Iraniens, où sont fabriqués des missiles sol-sol à courte portée », a de son côté affirmé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui dispose d’un vaste réseau de sources dans la Syrie en guerre.

« Des forces iraniennes et du mouvement [terroriste] libanais du Hezbollah sont stationnées dans ce secteur », a précisé à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

L’Iran et le groupe terroriste du Hezbollah libanais, deux ennemis d’Israël, sont les principaux alliés du régime syrien au côté de la Russie.

Ces derniers mois, Israël a intensifié ses frappes contre des positions militaires du régime mais aussi contre les forces iraniennes présentes en Syrie, l’Etat hébreu martelant à plusieurs reprises son refus de voir la Syrie devenir une tête de pont pour Téhéran.

« Nous n’arrêterons pas d’agir en Syrie, contre les tentatives de l’Iran d’y établir une présence militaire », a d’ailleurs répété dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Offensive dans le sud

A la mi-juillet, un raid imputé à Israël et visant un site militaire dans la province d’Alep (nord) a tué au moins neuf combattants pro-régime, dont trois étrangers, selon l’OSDH.

La région de Massyaf, située dans la province de Hama, accueille une branche du Centre de recherches et d’études scientifiques de Syrie (SSRC), déjà pris pour cible en septembre 2017 par un raid de l’armée israélienne.

Cet organisme est accusé par les Etats-Unis d’aider à développer du gaz sarin et d’être chargé de la fabrication d’armes chimiques, mais le pouvoir syrien dément recourir à un tel arsenal.

Un bénévole, membre des Casques blancs, transporte un enfant sauvé des décombres après un bombardement de la ville d’Alep, le 24 novembre 2016. (Crédit : Ameer Alhalbi/AFP)

Le raid de dimanche intervient alors qu’Israël vient d’assurer l’évacuation vers la Jordanie de centaines de Casques blancs, ces secouristes engagés dans les zones rebelles en Syrie, qui étaient encerclés et menacés par une offensive du régime. Une opération humanitaire qualifiée de « criminelle » par Damas.

« L’agression » israélienne intervient pour « couvrir l’effondrement des organisations terroristes dans les provinces de Deraa et de Qouneitra » dans le sud, a estimé une source militaire syrienne citée par Sana, utilisant la terminologie du régime pour désigner les insurgés.

Le pouvoir de Damas a lancé le 19 juin une violente offensive qui lui a permis de reprendre le contrôle de l’immense majorité de ces deux provinces, situées près de la ligne de démarcation sur le plateau du Golan.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques en faveur de réformes démocratiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 350 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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