Ramle : Une femme, au volant de sa voiture, abattue par balle
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Ramle : Une femme, au volant de sa voiture, abattue par balle

La victime aurait été prise pour cible par la famille de son mari décédé suite à un conflit relatif aux enfants ; trois autres fusillades ont touché des villes arabes israéliennes

Lorin Musrati ,28 ans, tuée par balle alors qu'elle était au volant de sa voiture à Ramlé, le 20 août 2021. (Autorisation) ,
Lorin Musrati ,28 ans, tuée par balle alors qu'elle était au volant de sa voiture à Ramlé, le 20 août 2021. (Autorisation) ,

Une jeune femme de 28 ans a été abattue, vendredi soir, alors qu’elle circulait dans sa voiture dans la ville de Ramle, au centre du pays. Elle est la 71e victime arabe israélienne à mourir cette année suite aux violences qui continuent de frapper la communauté.

Selon la police, la femme, qui a été identifiée sous le nom de Lorin Musrati, a été prise pour cible par la famille de feu son mari – qui avait lui-même été abattu en 2015. La famille s’opposait à la décision prise par la jeune veuve de quitter la ville avec ses enfants pour s’installer à Haïfa après le décès de son époux, a fait savoir Haaretz, qui a ajouté que les enquêteurs examinaient également d’autres mobiles possibles.

La police pense que les suspects seraient passés à côté de la voiture de la victime et qu’ils auraient ouvert le feu en direction de cette dernière avant de prendre la fuite.

Les secours, arrivés dans la foulée, n’ont pu que prononcer la mort de la jeune femme.

Les suspects restent en cavale et la police tente de réunir des éléments pour l’enquête, avec notamment la saisie des images filmées par les caméras de sécurité aux abords du centre commercial Ramblas de Ramle où les tirs se sont produits.

La raison pour laquelle la victime se trouvait à Ramle vendredi soir reste encore indéterminée.

La scène du meurtre de Shara Ismail, 50 ans, à Rameh, le 15 août 2021. (Crédit : Police israélienne)

Trois autres incidents impliquant des coups de feu ont eu lieu vendredi dans des localités où la population arabe israélienne est importante.

A Jadeidi-Makr, un village du nord du pays, deux résidents ont été blessés – l’un gravement et l’autre modérément – par des tirs et ils ont été pris en charge à l’hôpital Galilée de Nahariya. Les circonstances de l’incident restent floues.

A Haïfa, la police a ouvert une enquête sur des coups de feu qui ont entraîné un blessé grave, un habitant de la ville âgé de 35 ans. Il est actuellement soigné à l’hôpital Rambam de la ville.

A Kafr Qassem, deux personnes ont été modérément blessées par des tirs. Elles sont actuellement à l’hôpital Beilinson de Petah Tikva.

Selon l’organisation à but non-lucratif Abraham Initiatives, ce sont 71 Arabes israéliens qui sont morts dans des homicides depuis le début de l’année 2021. Onze étaient des femmes. En 2020, 96 Arabes israéliens avaient été tués dans un cadre de violences – le bilan le plus lourd de mémoire récente.

Douze Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est ont par ailleurs perdu la vie cette année dans des homicides apparents sur le territoire israélien.

Les villes arabes ont connu, ces dernières années, une recrudescence des violences dont le crime organisé serait le principal responsable. Les Arabes reprochent à la police de ne pas parvenir à réprimer les organisations criminelles puissantes et de détourner largement le regard face à ces violences – avec, entre autres, des querelles familiales, des guerres entre gangs ou des violences faites aux femmes.

Selon un rapport établi par la Knesset en 2020, environ 400 000 armes illégales circulent en Israël, la vaste majorité dans les communautés arabes.

Le mois dernier, le Premier ministre Naftali Bennett a dit que les violences et les crimes, dans la société arabe israélienne, étaient des « fléaux nationaux » alors qu’il rencontrait de hauts-responsables du gouvernement et de la police pour mettre en place un plan de lutte contre ces violences.

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