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Rentrée scolaire: les ministres optimistes quant à un accord avec les enseignants

"Si les parties font preuve de bonne volonté, nous pourrons conclure cet accord en quelques heures", a déclaré Yifat Shasha-Biton, espérant éviter toute grève avant la rentrée

Capture d'écran de la vidéo de la ministre de l'Éducation, Yifat Shasha-Biton, s'exprimant sur la Douzième chaîne, le 29 août 2022. (Crédit : La Douzième chaîne)
Capture d'écran de la vidéo de la ministre de l'Éducation, Yifat Shasha-Biton, s'exprimant sur la Douzième chaîne, le 29 août 2022. (Crédit : La Douzième chaîne)

Le ministre de l’Education, Yifat Shasha-Biton, a déclaré lundi que les négociations en cours entre les enseignants et le ministère des Finances avaient suffisamment progressé pour qu’un accord puisse être conclu dans les heures à venir afin d’éviter toute menace de grève jeudi, jour de la rentrée des classes.

Shasha-Biton a déclaré à la Douzième chaîne qu’elle était optimiste quant à la conclusion d’un accord d’ici mardi.

« S’il y a de la bonne volonté de la part des parties et une intention de parvenir à un accord, il sera possible de boucler les choses en quelques heures », a-t-elle déclaré à la chaîne.

« Nous sommes dans une position un peu meilleure qu’il y a quelques jours », a-t-elle ajouté. « Nous espérons que demain, dans le courant de la journée, nous parviendrons à un accord. »

Les pourparlers visant à résoudre le conflit salarial entre le ministère et le syndicat ont peu progressé ces derniers mois. La cheffe du syndicat des enseignants, Yaffa Ben David, a menacé à plusieurs reprises d’empêcher les écoles d’ouvrir comme prévu le 1er septembre, si un accord n’était pas conclu.

La ministre de l’Éducation a déclaré qu’elle s’était entretenue avec le ministre des Finances, Avigdor Liberman, et que lui aussi espérait que le conflit serait bientôt résolu.

Le ministre des Finances Avigdor Liberman arrivant au ministère des Finances à Jérusalem après une réunion avec le Premier ministre Yair Lapid au sujet des négociations avec le Syndicat des enseignants israéliens, le 28 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Plus tôt dans la journée, Liberman a également affirmé que les négociations semblaient s’approcher d’un accord.

Malgré la menace persistante, Liberman a déclaré que le cycle des négociations de dimanche s’était achevé avec « le sentiment que les choses avancent et un réel désir de parvenir à un accord de la part de toutes les parties », ajoutant qu’il s’attendait à ce qu’un accord soit conclu d’ici lundi ou mardi.

Les responsables du Syndicat des enseignants ont déclaré au site d’information Ynet que tout aurait pu s’arranger rapidement.

« Tout pourrait être finalisé en quelques heures, si seulement les fonctionnaires du Trésor changeaient d’attitude et cessaient de retarder les progrès. Pour l’instant, ils essaient de provoquer des révolutions au lieu de conclure un accord salarial », aurait déclaré un fonctionnaire.

Les messages conciliants de Liberman et de Shasha-Biton sont arrivés un jour après que les deux ministres se soient publiquement opposés sur le sujet.

Les négociations ont atteint des sommets dimanche, après que Liberman a déclaré avoir déposé une demande d’injonction au bureau du procureur général qui obligerait les enseignants à reprendre le travail à la rentrée qui est prévue ce jeudi.

Shasha-Biton a de son côté condamné le comportement de Liberman, arguant que la demande de ce dernier d’une injonction forçant les enseignants à reprendre le travail pendant les négociations en cours indique qu’il n’était pas intéressé à parvenir à un compromis.

« Ceux qui demandent une injonction, au moment où des équipes de tous bords se réunissent pour négocier des accords qui conduiront à une rentrée scolaire ordonnée, prouvent qu’ils ne sont pas intéressés à trouver un accord et ne sont pas investis dans l’avenir du système d’éducation et l’avenir des enfants », a-t-elle déclaré.

Yaffa Ben David, cheffe du Syndicat des enseignants israéliens, arrivant au ministère des Finances à Jérusalem, le 25 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les négociations pour un nouvel accord seraient bloquées en raison d’une demande du syndicat. Celui-ci veut que les augmentations de salaire en fonction du rang et de l’ancienneté reste en place, au lieu d’un système qui transférerait certaines de ces augmentations aux nouveaux enseignants et à ceux qui excellent dans leur travail.

Le ministère des Finances propose que les nouveaux enseignants reçoivent une augmentation de 35 %, tandis que les enseignants avec de l’expérience ne recevraient qu’une augmentation de 3 %.

Le plan de Liberman prévoit également d’augmenter le nombre de jours d’école afin d’aider les parents qui travaillent. Il souhaite également donner plus de flexibilité aux directeurs d’école en leur permettant d’offrir des augmentations aux enseignants exceptionnels afin d’encourager l’excellence au sein de la profession.

Le syndicat, qui représente les responsables des garderies et les enseignants des maternelles et des écoles élémentaires, a rejeté toutes les propositions, accusant à un moment donné le ministère de « manipuler les chiffres » en sa faveur et d’aggraver la crise. Tout comme le ministère de l’Éducation, il a averti que le plan salarial entraînerait un exode massif d’enseignants d’ici cinq à six ans.

Le gouvernement a une marge de manœuvre limitée dans ce qu’il peut offrir aux enseignants. En tant que gouvernement intérimaire, le procureur général a plafonné ce que le ministère des Finances pouvait offrir aux enseignants à 4 milliards de shekels à l’approche des élections législatives.

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