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Liberman confiant quant à la résolution du conflit avec le Syndicat des enseignants

Le ministre des Finances a fait état de la bonne volonté de "toutes les parties" pour parvenir à un accord avant la réouverture des écoles le 1er septembre

Yaffa Ben David, cheffe du Syndicat des enseignants israéliens, arrivant au ministère des Finances à Jérusalem, le 25 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Yaffa Ben David, cheffe du Syndicat des enseignants israéliens, arrivant au ministère des Finances à Jérusalem, le 25 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre des Finances, Avigdor Liberman, a affirmé lundi que les négociations en cours entre le Syndicat des enseignants israéliens et le gouvernement semblaient s’approcher d’un accord, d’après une série de tweets publiés lundi matin.

Les pourparlers visant à résoudre le conflit salarial entre le ministère et le syndicat ont peu progressé ces derniers mois. La cheffe du syndicat, Yaffa Ben David, a menacé à plusieurs reprises d’empêcher les écoles d’ouvrir comme prévu le 1er septembre si un accord n’était pas conclu.

Malgré la menace persistante, Liberman a déclaré que le cycle des négociations de dimanche s’était achevé avec « le sentiment que les choses avancent et un réel désir de parvenir à un accord de la part de toutes les parties », ajoutant qu’il s’attendait à ce qu’un accord soit conclu d’ici lundi ou mardi.

Liberman a également profité de l’occasion pour répondre aux indications selon lesquelles les négociations prolongées ne concernaient que les salaires des enseignants.

« Quiconque affirme que la discorde entre le ministère des Finances et le Syndicat des enseignants porte sur 800 millions de shekels se trompe et est induit en erreur », a-t-il tweeté.

Liberman a déclaré qu’à la base des négociations, il y avait « 78 % du public qui n’est pas satisfait du système éducatif, l’accent mis sur l’excellence (des enseignants) et non sur l’ancienneté, la demande de synchronisation des jours de vacances entre la main-d’œuvre israélienne et le système éducatif, et les pouvoirs qui devraient être donnés aux directeurs d’école [pour décider de qui obtiendrait, ou non, une augmentation] ».

Des conseillers pédagogiques protestent alors qu’ils demandent des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail devant la résidence du Premier ministre, à Jérusalem, le 28 août 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les responsables du Syndicat des enseignants ont déclaré au site d’information Ynet que tout aurait pu s’arranger rapidement.

« Tout pourrait être finalisé en quelques heures, si seulement les fonctionnaires du Trésor changeaient d’attitude et cessaient de retarder les progrès. Pour l’instant, ils essaient de provoquer des révolutions au lieu de conclure un accord salarial », a déclaré un fonctionnaire.

Les négociations ont atteint des sommets dimanche, après que Liberman a déclaré avoir déposé une demande d’injonction au bureau du procureur général qui obligerait les enseignants à reprendre le travail à la rentrée qui est prévue ce jeudi.

La ministre de l’Éducation Yifat Shasha-Biton a de son côté condamné le comportement de Liberman, arguant que la demande de ce dernier d’une injonction forçant les enseignants à reprendre le travail pendant les négociations en cours indique qu’il n’était pas intéressé à parvenir à un compromis.

« Ceux qui demandent une injonction, au moment où des équipes de tous bords se réunissent pour négocier des accords qui conduiront à une rentrée scolaire ordonnée, prouvent qu’ils ne sont pas intéressés à trouver un accord et ne sont pas investis dans l’avenir du système d’éducation et l’avenir des enfants », a-t-elle déclaré.

Les négociations pour un nouvel accord seraient bloquées en raison d’une demande du syndicat. Celui-ci veut que les augmentations de salaire en fonction du rang et de l’ancienneté reste en place, au lieu d’un système qui transférerait certaines de ces augmentations aux nouveaux enseignants et à ceux qui excellent dans leur travail.

Le ministère des Finances propose que les nouveaux enseignants reçoivent une augmentation de 35 %, tandis que les enseignants avec de l’expérience ne recevraient qu’une augmentation de 3 %.

Le projet de Liberman comprend également une hausse du nombre de jours de travail pour les enseignants, ceci dans le but d’aider les parents qui travaillent. Il souhaite également offrir plus de flexibilité aux directeurs d’école en leur permettant d’offrir des augmentations aux bons enseignants afin d’encourager l’excellence au sein de la profession.

Le ministre des Finances Avigdor Liberman arrive au ministère des Finances à Jérusalem après une réunion avec le Premier ministre Yair Lapid au sujet des négociations avec le Syndicat des enseignants israéliens, le 28 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le syndicat, qui représente les responsables des garderies et les enseignants des maternelles et des écoles élémentaires, a rejeté toutes les propositions, accusant à un moment donné le ministère de « manipuler les chiffres » en sa faveur et d’aggraver la crise. Avec le ministère de l’Éducation, il a averti que le plan salarial entraînerait un exode massif d’enseignants d’ici cinq à six ans.

Le gouvernement a une marge de manœuvre limitée dans ce qu’il peut offrir aux enseignants. En tant que gouvernement intérimaire, le procureur général a plafonné ce que le ministère des Finances pouvait offrir aux enseignants à 4 milliards de shekels à l’approche des élections législatives.

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