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Retour au Yémen de deux bébés siamois séparés avec succès

Ahmed et Mohammed avaient été évacués avec leurs parents en février à bord d'un avion médicalisé du Yémen, où les services de santé ont été dévastés par sept ans de conflit.

Imagerie des jumelles siamoises nées en 2020. (Autorisation)
Imagerie des jumelles siamoises nées en 2020. (Autorisation)

Deux jumeaux siamois yéménites, séparés avec succès lors d’une opération en Jordanie, sont rentrés chez eux à Sanaa, la capitale du Yémen en guerre, a annoncé lundi l’Unicef.

Nés en décembre 2020, Ahmed et Mohammed avaient été évacués avec leurs parents en février à bord d’un avion médicalisé du Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique où les services de santé ont été dévastés par sept ans de conflit.

« Je leur souhaite d’être éduqués comme les autres enfants, de faire des études supérieures et d’être utiles à leur pays », s’est félicité le père des jumeaux dans un communiqué de l’Unicef.

Il avait fallu huit heures et une équipe de 25 chirurgiens et conseillers techniques pour séparer les deux siamois en juillet en Jordanie.

Des partisans yéménites du mouvement chiite terroriste des Houthis pro-Iran participent à une cérémonie commémorant le septième anniversaire de la prise de contrôle par les Houthis de la capitale Sanaa, le 21 septembre 2021 (Crédit : MOHAMMED HUWAIS / AFP)

Sanaa est contrôlée depuis 2014 par les rebelles Houthis qui combattent les forces du gouvernement reconnu par la communauté internationale et appuyé par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.

L’aéroport de Sanaa est fermé au trafic civil en raison d’un blocus aérien imposé par la coalition et l’ONU est la seule organisation à opérer des vols à partir de et vers Sanaa.

« C’est un dénouement heureux pour une famille, mais des millions d’enfants au Yémen continuent de souffrir en silence », a déclaré Philippe Duamelle, représentant de l’Unicef dans le pays.

« Au Yémen, aujourd’hui plus que jamais, les enfants ont besoin de notre soutien afin de réaliser leurs droits fondamentaux à la santé, l’alimentation, l’éducation, la protection, ainsi que l’accès l’eau, aux sanitaires et à l’hygiène. »

Un enfant yéménite de moins de cinq ans meurt toutes les neuf minutes en raison du conflit, qui a causé la mort de 377 000 personnes, victimes directes et indirectes, selon un rapport de l’ONU publié fin novembre.

Une infirmière s’occupe d’un enfant yéménite souffrant de malnutrition, dans un centre de traitement dans la province de Hajjah, dans le nord du Yémen, le 5 juillet 2020. (ESSA AHMED / AFP)

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