Retour sur le webinaire de Robert De Niro pour l’Université de Tel Aviv
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Retour sur le webinaire de Robert De Niro pour l’Université de Tel Aviv

L'acteur est notamment revenu sur son parcours, sur son métier, sur le tournage de certains de ses films ainsi que sur la crise actuelle et son impact sur l'industrie du cinéma

L'acteur Robert de Niro pendant le webinaire. (Crédit : Université de Tel Aviv)
L'acteur Robert de Niro pendant le webinaire. (Crédit : Université de Tel Aviv)

Jeudi, l’acteur américano-italien Robert de Niro a participé à une rencontre en ligne de près d’une heure organisée par l’université de Tel Aviv, à l’initiative de l’Association des amis francophones de l’université et de sa directrice Agnès Goldman.

Il a répondu aux questions des étudiants de l’École de cinéma, des Associations d’amis de l’université du monde entier et des autres internautes.

Il est notamment revenu sur son parcours, sur le métier d’acteur et sur le tournage de certains de ses films.

Robert de Niro a démarré sa carrière d’acteur dans les années 1960. Il a joué dans de nombreux films devenus cultes, parmi lesquels « Taxi Driver », « Les Affranchis », « Voyage au bout de l’enfer », « Il était une fois en Amérique », « Le Parrain 2 » ou encore « Les Incorruptibles ». Il a remporté deux Oscars et deux Golden Globes.

« Comme jeune acteur, je me souviens que je faisais mes choix [de rôles] en fonction de ce que je pensais que le réalisateur recherchait et souhaitait, en m’adaptant à ses demandes », a-t-il expliqué. « Mais dans les films que j’ai tournés avec Scorsese, par exemple (et il y en a eu beaucoup), c’était un long processus commun. Scorsese guide ses acteurs vers ce qui deviendra le produit final. »

Il a également expliqué qu’il lui était plus facile d’incarner des rôles drôles : « Vous savez comme moi qu’être drôle est un travail très difficile. Mais oui, les rôles comiques sont plus faciles pour moi. Bien sûr, il y a une limite à ce que je peux faire dans une comédie, parce que cela doit se faire naturellement et honnêtement. Dès que votre spectateur sent que vous vous efforcez d’être drôle, ce n’est déjà plus drôle. »

L’acteur joue dans plusieurs films à sortir prochainement, parmi lesquels « Mon grand-père et moi » de Tim Hill et « Killers of the Flower Moon » de Martin Scorsese.

Concernant la crise sanitaire actuelle et son impact sur l’industrie du cinéma, il explique que c’est « une situation terrible pour nous tous. Cela n’aurait pas dû se passer comme ça. La crise aurait pu être minimisée ou peut-être même évitée ».

Selon Robert De Niro, « nous payons à présent le prix et nous mourons à cause de cela. Le 11 septembre a été une catastrophe horrible qui a tué des milliers d’Américains, mais celle-ci va être encore pire ».

Au sujet de l’avenir de l’industrie cinématographique, il explique que « le streaming est bon parce qu’il permet de raconter une histoire d’une manière beaucoup plus longue et détaillée. Il faudra toujours qu’il existe des salles de cinéma. Vous voulez regarder un film avec un public, pas seulement à la maison, et je le fais parfois, surtout les comédies ou tout film qui contient quelque chose de spécial ».

Il a également raconté son premier voyage en Israël, il y a environ 40 ans, lors duquel il a rencontré Moshe Dayan et Ezer Weizman.

Il affiche depuis longtemps son soutien à Israël. En 2013, lors d’une visite dans le pays à l’occasion des 90 ans de l’ancien président Shimon Peres, il avait déclaré : « J’ai toujours plaisir à venir en Israël. Les Israéliens sont chaleureux, ce sont des gens énergiques. Ils sont francs et directs. Très intelligents. J’ai toujours aimé les gens intelligents. Ils sont agréables. Et agressifs, et je respecte cette agressivité car ils en ont besoin dans leur situation. »

En 2018, la chaîne hôtelière de Robert de Niro, Nobu, avait ouvert un hôtel-restaurant de 38 chambres à Tel Aviv.

Le webinaire s’inscrivait dans une série d’entretiens en direct organisés par l’université avec des personnalités du monde du cinéma et de la télévision. Michael Douglas avait participé à celui du mois dernier.

En conclusion, en conseil aux étudiants, Robert De Niro a déclaré : « Suivez votre instinct, ce que vous sentez vraiment. Gardez votre propre voix, restez authentiques et fidèles à vous-même le plus possible, surtout comme scénariste et comme producteur. Comme acteur, personnalisez votre performance, en fonction de ce qui vous est demandé, et ne devenez jamais un cliché. »

Ces dernières années, l’acteur s’est vivement opposé à Donald Trump, alors qu’il était candidat républicain à l’élection présidentielle américaine 2016. De Niro avait ainsi insulté Trump de « totalement abruti » et d’ « escroc » et affirmé qu’il aimerait « lui mettre un coup de poing dans la tronche ».

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