De Niro à propos de Trump : ‘J’aimerais bien lui mettre un coup de poing dans la tronche’
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De Niro à propos de Trump : ‘J’aimerais bien lui mettre un coup de poing dans la tronche’

Jon Voight a défendu le candidat républicain, disant que la "diatribe ignoble" de l'acteur est plus préjudiciable que les fanfaronnades du candidat sur les agressions sexuelles

Les acteurs Robert De Niro et Jon Voight se sont affrontés samedi par médias interposés après que la star de “Taxi Driver” a annoncé qu’il aimerait mettre son poing au visage de Donald Trump, le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine.

Dans une vidéo postée samedi, l’acteur s’est livré à une violente diatribe, qualifiant notamment le millionnaire de « totalement abruti » et d’ « escroc ».

Les commentaires de De Niro surviennent alors qu’une vidéo de 2005, obtenue et rendue publique vendredi par le Washington Post et NBC News, présentait Trump – alors marié à son épouse actuelle – décrivant ses tentatives d’obtenir les faveurs sexuelles d’une femme mariée. Il s’y vantait également d’avoir pu embrasser des femmes qui lui ont accordé des faveurs sexuelles en raison de sa célébrité.

“Quand vous êtes une star, elles vous laissent faire. Vous pouvez faire tout ce que vous voulez, elles vous laissent faire », dit Trump dans la vidéo. Il ajoute quelques secondes après : “Les attraper par la—- vous pouvez faire ce que vous voulez”. Il évoque son besoin d’embrasser les belles femmes : “Je n’ai même pas à attendre ».
En réponse, De Niro a fait part de ses sentiments pour Trump.

“Je veux dire, il est tellement stupide. C’est un minable, un chien, un porc, un escroc, un artiste merdique, un roquet qui ne sait pas de quoi il parle, qui ne travaille pas ses sujets, qui s’en fiche, qui pense qu’il joue avec les gens, qui ne paie pas ses impôts. C’est un idiot », s’exclame De Niro.

“Colin Powell l’a dit mieux que moi : C’est un désastre national. C’est une honte pour ce pays. Cela me rend tellement furieux que ce pays soit arrivé au point de mettre cet idiot, ce crétin, à la place à laquelle il est aujourd’hui. Il dit qu’il aimerait mettre son poing dans la tronche des gens ? Eh bien moi, j’aimerais lui mettre mon point dans la tronche. Est-ce ce genre de personne qu’on veut comme président ? Je ne le pense pas.»

De Niro a déclaré se préoccuper de la “direction [que prendrait] le pays, disant qu’il est “très, très inquiet” que les Etats-Unis puissent “emprunter la mauvaise direction avec quelqu’un comme Donald Trump.”

Voight, Républicain avéré, a taclé de Niro dans une série de tweets postés samedi pour ses “propos immondes” à l’encontre de Trump.

“J’ai tellement honte des paroles tenues par mon ami comédien Bobby De Niro contre Donald Trump. Quels mots ignobles a-t-il utilisé contre un candidat à la présidence”, a-t-il écrit.

“Les mots de Donald Trump sont moins préjudiciables que la diatribe horrible de Robert De Niro. Les paroles de Trump n’ont fait de mal à personne. Pouvez-vous imaginer qu’un Républicain tienne un discours tel que celui de Robert De Niro — contre Hilary Clinton ou Barack Obama ? Ce serait vraiment l’enfer,” a poursuivi Voight.
L’acteur a réaffirmé son soutien à Trump et a défendu sa conduite.

“Je ne connais pas tant d’hommes qui ne se soient exprimés avec le même vocabulaire sexuel à l’égard des femmes, en particulier durant leurs jeunes années », a-t-il écrit.

Plus d’une dizaines de Républicains éminents – sénateurs, membres du Congrès et gouverneurs en activité – ont annoncé samedi qu’ils ne voteraient pas pour Trump.

Parmi eux, le candidat à la tête du parti en 2008, John McCain, sénateur de l’Arizona, qui était resté fidèle à Trump même après que le millionnaire se soit interrogé sur le fait de savoir si un prisonnier de guerre devait être considéré comme un héros puisqu’il s’était fait « capturer ».

Republican US Senator John McCain giving a press conference at the David Citadel hotel in Jerusalem in February, 2012 (photo credit: Yonatan Sindel/Flash90)
Le sénateur républicain américain John McCain donne une conférence de presse à l’hôtel David Citadel à Jérusalem en Février 2012 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
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