Rivlin voit les chefs de parti alors que les chances d’une coalition diminuent
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Rivlin voit les chefs de parti alors que les chances d’une coalition diminuent

Le Président rencontre les représentants des partis Kakhol lavan, Liste arabe unie et Yahadout HaTorah, en vue des 21 derniers jours avant le déclenchement de nouvelles élections

(De droite à gauche) Le député de la Liste arabe unie Mtanes Shihadeh, le président Reuven Rivlin, les députés Ayman Odeh, Mansour Abbas et Ahmad Tibi de la Liste arabe unie, lors d'une réunion à la résidence du Président à Jérusalem, le 20 novembre 2019. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
(De droite à gauche) Le député de la Liste arabe unie Mtanes Shihadeh, le président Reuven Rivlin, les députés Ayman Odeh, Mansour Abbas et Ahmad Tibi de la Liste arabe unie, lors d'une réunion à la résidence du Président à Jérusalem, le 20 novembre 2019. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Le président Reuven Rivlin a tenu mercredi des réunions avec des membres de divers partis politiques avant la date limite de minuit à laquelle le chef du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, doit former une coalition, qui semble vouée à l’échec.

Après avoir rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le chef du Camp démocratique Nitzan Horowitz mardi soir, le président a rencontré le député Kakhol lavan Moshe Yaalon, les dirigeants de la Liste arabe unie Ayman Odeh et Ahmad Tibi, les dirigeants de Yahadout HaTorah Yaakov Litzman et Moshe Gafni, Naftali Bennett et Ayelet Shaked, de HaYamin HaHadash, et Aryeh Deri du Shas.

Les pourparlers semblaient peu susceptibles de déboucher sur un accord de coalition de dernière minute avant l’expiration du temps de Gantz, et étaient probablement orientés vers l’étape suivante – 21 jours pendant lesquels 61 des 120 membres de la Knesset peuvent soutenir un député en tant que Premier ministre. Si ce n’est pas le cas, Israël connaîtra une troisième élection sans précédent en moins d’un an.

Dans une annonce spectaculaire, mercredi, après l’échec des pourparlers sur l’unité, Avigdor Liberman, président de Yisrael Beytenu, a annoncé qu’il ne soutiendrait ni un gouvernement minoritaire dirigé par Gantz ni un gouvernement de droite dirigé par Netanyahu, laissant présager de nouvelles élections.

(COMBO) Cette image composite créée le 18 septembre 2019 montre Benny Gantz (à droite), leader et candidat de Kahol Lavan, saluant ses partisans à Tel Aviv tôt le 18 septembre 2019, et Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, s’adressant à ses partisans au siège électoral du Likud à Tel Aviv tôt le 18 septembre 2019. (Emmanuel DUNAND, Menahem KAHANA / AFP)

« Il n’y a aucune chance. Nous ne rejoindrons ni un gouvernement de droite ou de gauche qui serait limité, ni un gouvernement minoritaire. Que représenteraient donc de tels gouvernements ? Ils ne survivraient pas et ils seraient dans l’incapacité de fonctionner pour faire ce qui est vraiment nécessaire pour le pays », a dit Liberman devant la salle bondée de la faction Yisrael Beytenu à la Knesset.

Netanyahu et Gantz se sont mutuellement attribués, mardi soir, dans des déclarations émises à l’issue d’une rencontre d’une heure au bureau du Premier ministre de Jérusalem, la responsabilité d’une rupture semblant caractériser les pourparlers en vue de la mise en place d’un gouvernement d’unité.

Yaalon a déclaré après sa rencontre avec Rivlin qu’il a dit que le « seul » gouvernement acceptable pour son parti était un gouvernement d’unité avec le Likud dirigé par Kakhol lavan, « surtout après qu’il est devenu clair dans nos discussions avec le Likud que leur interprétation de la proposition du président était loin d’être proche de son intention.

« Ce qui intéresse Netanyahu, c’est sa propre échappatoire du banc des accusés », a ajouté Yaalon, faisant référence à trois affaires de corruption contre le Premier ministre, pour lesquelles les accusations devraient être annoncées dans les jours à venir. « Kakhol lavan a été formé pour remettre Israël sur les rails, pas pour prêter main-forte à la personne qui l’a amené à cette crise de leadership. J’ai remercié le président pour ses efforts en vue de promouvoir l’unité en Israël. »

Le Président Reuven Rivlin (à droite) et le député Kakhol lavan Moshe Yaalon réunis à la résidence du Président à Jérusalem, le 20 novembre 2019. (Amos Ben Gershom/GPO)

Odeh a déclaré après sa rencontre que lui et Tibi « ont souligné qu’en ce qui nous concerne, toutes les options qui permettraient de promouvoir la paix et l’égalité sont sur la table, mais si cela devait arriver, nous sommes prêts pour de troisièmes élections ».

« Nous ne voulons pas d’autres élections, mais si nous sommes traînés vers elles, nous continuerons à nous renforcer et nous ferons tout pour empêcher Netanyahu de former le prochain gouvernement. »

Rivlin a également rencontré le ministre des Affaires étrangères Yisrael Katz (Likud), qui n’avait pas été annoncé dans le programme du président. Elle s’est tenue à huis clos et le président Rivlin a refusé de dire s’il s’agissait de négociations de coalition.

Raoul Wootliff et Jacob Magid ont contribué à cet article.

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